Paris, 17 octobre 1719. Id., ibid
d'Avis de Dunkerque *. Cependant la surveillance étrangère, d'abord si jalouse, se relâche et ne s'exerce plus pour ainsi dire qu'à la dérobée. Le 7 (18) juillet 1720, le secrétaire Craggs profite de ce que le colonel Armstrong a un prétexte plausible d'aller à Dunkerque, pour le charger d'examiner ce qui se fait sur toute cette côte et dans d'autres ports. On était assez inquiet à Londres à cause des hostiles vanteries de Law 2. De Paris, Robert Sutton, successeur de L. Stair, mande, le 16 juillet, à Stanhope, alors à Hanovre avec le roi, que nulle part en France il n'y a de troupes en mouvement; ni dans les ports de vaisseaux en armement ou même en état de servir 3.
Dès lors le nom de Dunkerque reparaît de plus en plus rarement dans les correspondances britanniques \
En résumé, la Régence subit la loi qu'avait acceptée le grand roi, trop heureux encore de racheter le royaume à ce prix. Elle n'a donc pas à en répondre. On reprocherait plus justement à Louis XV, le vainqueur de Fontenov, quand il était maître de toute la Belgique, d'avoir, lors de la paix d'Aix-la-Chapelle en 1748, tendu le cou au renouvellement de cette humiliante servitude.