‹ Le RégentChapitre 77 sur 196 · Lémontey, t. I, p · texte numérisé non relu

Lémontey, t. I, p

2. A. Falmouth. L. Stanhope à Dubois, Londres 18 (29) décembre 1*119. Stair Papers, vol. XXIII. The Stair Annals, vol. II, p. 391.

Il prit pourtant la précaution de ne pas ménager les assurances et les offres les plus amicales pour la reine *. Quelle plus précieuse auxiliaire à conquérir? Ils avaient déjà eu quelque coquetterie réciproque à l'Ëscurial, l'année précédente.

Par une coïncidence digne de remarque, tandis que le cardinal méditait d'enlever le secrétaire d'Etat britannique à la Quadruple-Alliance, celui-ci s'attachait de plus en plus à l'alliance française. En réponse au soupçonneux Stair, déclarait qu'il ne croyait pas du tout que le Régent écoutât des propositions de paix séparée avec l'Espagne, qu'il se reposait entièrement sur sa sincérité et sa droiture, et qu'il souhaitait que l'Espagne s'adressât au Régent, lorsqu'elle aurait à faire des propositions de paix acceptables *.

Les incidents fâcheux pour le ministre d'Espagne, en dérive, se multipliaient alors. Tandis qu'il jetait inutilement la sonde en Angleterre, il perdait pied en Hollande.

Le représentant de Philippe Y à la Haye, Beretti Landi, avait manœuvré jusque-là auprès de la République, non sans succès, de manière à faire prolonger par des atermoiements successifs le délai de trois mois accordé au roi d'Espagne pour adhérer à la Quadruple-Alliance; et en même temps, à maintenir celle-ci en quelque sorte boiteuse, en empêchant les Hollandais d'y donner leur adhésion formelle. On sait qu'à la fois l'horreur de la guerre après les déceptions cuisantes de la guerre de la Succes-

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