Weber, p
2. Hanovre, 9 novembre 1719. En français. Bec. Off., France, vol. 35 i.
sion d'Espagne, et l'espoir de se substituer aux Anglais dans le commerce d'Espagne, rendaient ces républicains réfractaires à toute nouvelle prise d'armes.
Dubois n'avait pas été contraire à cette politique dilatoire. Mais enfin il fallait faire droit aux plaintes de l'Autriche contre tant de lenteurs et néanmoins amener celle-ci à consentir un nouveau délai de trois mois avant de prononcer la déchéance de l'Infant, « le seul moyen présent, écrivait Dubois à Stanhope, de ne pas rendre la paix impraticable ». Tel fut l'objet de la convention conclue à la Haye, le 18 novembre (1719), entre le roi de France, le roi de la Grande-Bretagne et l'Empereur, accordant au roi d'Espagne un dernier délai de trois mois à dater de ce jour, au terme duquel, si ce prince n'avait pas accédé aux conditions de la paix, les fils de la reine d'Espagne seraient tenus pour exclus des duchés ipso facto*. L'empereur avait cédé, non sans regret, aux instances pressantes de l'Angleterre.
Dès lors, aussi, les Hollandais se trouvaient dans la nécessité de prendre parti. Un mois après, ils donnèrent leur signature. Mais rien ne put les décider à entrer officiellement dans la Quadruple-Alliance. Tout ce qu'on put leur arracher fut l'injonction à Colster, leur envoyé en Espagne, de déclarer à Alberoni qu'à l'expiration de ce délai, les Etats se verraient forcés de déclarer aussi la guerre à l'Espagne. Ils en prirent même l'engagement secret avec la France et l'Angleterre : engagement qui, pour l'honneur des uns et des autres, ne fut pas mis à l'épreuve, Alberoni ayant été précipité du pouvoir auparavant 2.