Dans sa séance du 23 novembre 1719. Weber, p
2. L. Peterborough a L. Stanhope, Novi, 20 novembre 17 19. En anglais. L. Mahon, vol. II, p. 378.
diplomate habile, impatient du repos, toujours en voyage, avide de se mêler, et qu'on a appelé le dernier des chevaliers errants après Don Quichotte, résolut spontanément de requérir l'aide du Deus ex machina, le duc de Parme, qu'il regardait judicieusement comme seul capable de trancher le nœud gordien d'Espagne. Dans cette vue, il avait décidé ce prince, il s'en vante du moins, à envoyer à Madrid le marquis Scotti qu'Alberoni, allant à la parade, déporta si dextrement au nord des Pyrénées. Le duc irrité contre l'insolent ministre, son sujet, et L. Peterborough piqué contre un joueur si retors, reprirent leur campagne en recherchant alors l'appui des gouvernements de France et d'Angleterre. Il semble que, d'abord, Dubois se souciât médiocrement d'un auxiliaire si fantasque, qui déclamait à Paris contre le système de Law, s'immisçait par l'Italie dans la guerre présente pour parvenir, disait-il, à la paix; et, de cette manière, d'une part garantir les droits éventuels du duc d'Orléans à la couronne de France; de l'autre, servir le gouvernement britannique exposé au mépris et à la ruine (excusez ce langage, écrit-il à Stanhope) par sa dette de soixante millions (sterl.). Dubois, scandalisé des allures de ce personnage, le dépeignait en liaison avec toutes sortes de gens, battant si fort la campagne qu'il était impossible qu'il ne rencontrât des mal intentionnés, capable de faire peu de bien et beaucoup plus de mal K Parmi ses manèges, il s'était démené autour de Scotti dès l'arrivée de celui-ci à Paris, au mois d'août précédent. Toutefois ni le Régent ni les lords Sunderland et Stanhope, très désireux de la paix, ne dédaignèrent les bons offices d'un homme qui soutenait qu'on ne viendrait à bout du turbulent ministre qu'en l'attaquant avec une vigueur égale