‹ Le régime clérical en BelgiqueChapitre 152 sur 166 · IV. - Lci (it('1i:-r; fVaiijU'cutî.'isnye · texte numérisé non relu

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Les ateliers d'apprentissage ne sont guère nombreux. Il en existe huit dans le pays. On y forme les jeunes filles en vue de la fabrication de la broderie, du tressage de la paille. On leur apprend dans certains ateliers la couture et la lingerie, mais les véritables secrétariats d'apprentissage sont représentés par les écoles dentellières, qui presque toutes sont dirigées par des communautés de sœurs.

Nous en avons dit quelques particularités, bien tristes d'ailleurs, au chapitre des couvents. Ajoutons à ces renseignements que les fillettes y sont reçues dès l'âge de six ans. Elles fréquentent l'école gardienne jusque neuf ans, puis commence le dur labeur dénoncé par de nombreuses enquêtes !

Il existe actuellement dans le pays 160 écoles dentellières, la plupart installées dans les couvents.

Si la rénovation de la dentelle est vivement désirable, on ne pourrait admettre qu'elle s'accomplisse au détriment de ces milliers de pauvrettes qui, à l'âge où d'autres enfants sont tout aux plaisirs, sont contraintes de subvenir aux frais de leur existence. Il est temps qu'im terme soit mis à leurs souffrances, et il est inconcevable que le Gouvernement, soit qu'il ne contrôle pas, soit qu'il contrôle insuffisamment ces exploitations éhontées, continue, sous

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prétexte d'encouragement à l'enseignement professionnel, à les subsidier plus longtemps.

D. — Enseignement normal

Le Gouvernement clérical n'ayant pas cru jusqu'à ce jour devoir s'intéresser à l'enseignement technique autrement qu'en encourageant l'initiative privée, ne pouvait pas se résoudre à se préoccuper de la formation d'un personnel enseignant suffisamment nombreux et à la hauteur de sa tâche.

Nous avons bien l'Ecole normale catholique de Wavre-Notre- Dame, oiî l'on essaie de former des institutrices ménagères : l'effort gouvernemental s'est limité à subsidier cette institution.

Détail curieux : dans le rapport adressé en 1907 par M. le directeur général de l'Office des classes moyennes au Ministre du Travail, au sujet de l'activité de l'office durant la période 1899 à 1906, il est écrit, après quelques lignes sur la nécessité d'avoir un bon enseignement professionnel en Belgique : « Si tel doit être le programme de toute école professionnelle, on fait remarquer, non sans raison, que le nombre des écoles professionnelles sera forcément restreint, tant à cause des frais qu'elles entraînent qu'à cause de la difficulté de recruter le personnel enseignant . » On ne pourrait plus aimablement souligner l'inertie et la responsabilité d'un Gouvernement qui se soustrait à des devoirs impérieux et qui, négligeant de former des professeurs à la hauteur de leur tâche, ne met pas nos travailleurs en mesure de s'initier aux progrès de l'outillage moderne.

Le Hainaut a remédié en partie à cette coupable indifférence en créant, à Charleroi, des cours normaux au Musée provincial, et à Mons, une école normale de lingerie et de coupe. Sans doute, estime-t-on en haut lieu qu'il n'y a pas plus de raison, pour assurer la propagande cléricale, de former un personnel d'élite en vue de développer l'enseignement technique qu'il n'a été indispensable de recourir à des instituteurs diplômés dans les écoles primaires pour bien cléricaliser les enfants.

La seule mesure prise à cet égard par l'Office des métiers et négoces a abouti à la création d'un cours normal, assimilé aux cours intermittents pour formation de professeurs de coupe, comme conclusion d'une enquête faite en 1906 par une commission instituée aux fins de rechercher quels seraient les moyens susceptibles d'assurer la formation de professeurs d'enseignement professionnel. Cette commission ne s'occupait que du métier de tailleur et était créée à la demande de V Union philanthropique. Ce cours, donné

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à Bruxelles, coni|)rend dix leçons, de deux heures cluicunc, durant cinq jours consécutifs.

Six mois après, les élèves peu\cnt se présenter (levaiil un jury présidé par un délégué du Ministère du Travail, cjui délivre des diplômes. L'E'.al intoivicnt par voie de subsides. 11 ne peut y avoir que 25 auditeurs.

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