partie de ce cercle
Corporation de Saint-Joseph, établie à Ermeton-sur-Biert, affiliée à la Ligue agricole de la province de Namur. (Acte 151, année 1900.)
Admission : Art. 4, § 3 : Pour être membre de l'union, à quelque titre que ce soit, il faut reconnaître la religion, la famille et la ipropriété comme les bases fondamentales de la société, conformer sa conduite à ses principes et suivre une vie morale et réglée.
C. Souscrire l'engageinent de se conformer aux présents statuts ainsi qu'aux statuts et règlements die la Ligue de la province de Namur.
Art . I 2 : Le membre exclu ou démissionnaire de la corporation est démissionnaire ou exclu de la Ligue et réciproquemetit tout membre qui, pour un inotif quelconque, cesse de faire partie de la Ligue agricole de la province de Namur, cesse par le même fait de faire partie de la corporation et perd tous avantages.
Ligue agricole de la province de Namur, union professionnelle reconnue (Acte 150, année 1900.)
Art. 3 : La ligue ayant entrepris la formation d'unions professionnelles agricoles, sous la dénomination de corporations, dans toutes les paroisses de la province de Namur, son Conseil d'administration est autorisé à cotistituer dé telles unions sous le nom de corporation, aux conditions suivantes, etc.
(Les 'deux Ligues renseignées ci-dessus en font partie.)
Art. 29 : Le Conseil est chargé d'élaborer un règlement d'ordre intérieui pour l'exécution dies statuts. Avant d'être appliqué, ce règlement sera approuvé par l'assemblée générale.
Art. 3, F : En ca.s d'infraction aux statuts et règlements de la Ligue, si, après que le conseil de la corporation aura été entendu en ses explications par le conseil de la Ligue, l'infraction persiste, les membres de la corporation seront tous considérés comme démissionnaires dé membres de la Ligue et perdront tous droits aux avantages que peut leur procurer la Ligue.
Ce qui signifie que lorsqu'une union cessera d'être catholique, que son conseil, par exemple, sera renversé par une majorité anticléricale, elle sera exclue avec perte de tous ses droits sur l'avoir social.
La Ligue, contrairement aux droits reconnus par la loi de 1898, a organise récemment un Congrès à Maredsous, « pour montrer la nécessité de rattacher toutes les questions familiales et sociales à la religlion ». Dans l'esprit de ses organisateurs, il devait établir « que la religion est
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indispensable à tous les âges et dans toutes les circonstances, qu'elle doit inspirer l'éducation de l'enfant, former le caractère de l'adolescent, soutenir les efforts de l'homme et adoucir les souffrances de la vieillesse ». La Ligue agricole conviait à ce Congrès tous ses mfembres et tous ceux qui, inspirés de la Charité divine, compremient la nécessité d'un effort pour peupler la société de familles plus fortes, plus saines et plus heureuses, et de raviver l'attachement au sol de la Patrie. Voici quel était le programme dii Congrès :
« Première section. — L'enfant : son éducation religieuse et morale par les parents. L'école : collaboration des parents avec l'instituteur.
» Deuxième section. — Les jeunes gens, les jeunes filles : action religieuse dans les associations de toutes sortes. Action religieuse postscolaire dans l'enseignement professionnel et ménager.
>■> Troisième section. — Les parents : Les pratiques religieuses dans les familles ; — retour aux vieilles traditions chrétiennes ; — devoir des 'parents \as-à-vis de leurs enfants au point de vue de leur conduite personnelle, du choi.x d'un état, du mariage ; — l'éducation liturgique ; — la vie paroissiale ; — les lectures et les conférences. »
La souscri^ion des adhérents était fixée à 2 francs, donnant droit d'assister à toutes séances du Congrès.
La souscription était portée à 6 francs pour l'obtention des rapports et comiptes rendus du Congrès .
Une exposition de livres et d'images saintes était organisée par les soins de la même Ligue pendant le Congrès.
La Ligue fait partie de la Ligue démocratique belge et vient de participer à la manifestation de Louvain en faveur du bon scolaire.
Les dispositions consacrant l'obligation de la pratique de la religion et l'exclusion pour refus de s'y conformer sont statutaires dans les sociétés suivantes :
Corporation agricole de Houthem. (Acte 2, 1900.}
L'nion agricole dite du Carmel, à Libin. (Acte 201, 1900.)
Union Saint -Pierre, établie à Mussy -la -Ville. (Acte 79, 1900.)
Boerengilde van Meerbeke, à Meerbeke. (Acte 57, 1900.)
Union Saint -Eloi, établie à Rosière. (Acte 52, 1900.)
BoerengUdie van Rosmeer. (Acte 169, 1900.)
Vereeniging, à Rumbeke. (Acte 172, 1900.)
Boerengilde van Sint-Jan, près Ypres. (Acte 200, 1900.J
Union des métayers, à Thuin. (Acte 19, 1900.)
Rémi gius- Ver ein, à Tintange. (Acte 18. 1900.)
Union agricole Saint -Bernard à 'Walzing. (Acte 46, 1900.)
Union agricole Sainte -"Willibrod, à Guersch. (Acte 4, 1901.)
Union Saint -Eloi, à Hachy. (Acte 6, 1901.)
Union Saint-Donat et Saint-Serv^ais, à Leschert. (Acte 7, içoi.)]
L^nion Sainte -Gertru de, à Schockville. (Acte 8, 1901.)
Union Saint -Willibrod, à Attert. (Acte 9, 1901.)
L^nion Saint -Antoine de Padoue. (Acte 11, 1901.)
Union Saint -Isidore, à Heinstert. (Acte 12, 1901.)
L'nion Saint -Eloi. à Attert. (Acte 15, 1901.)
146 Le Régime cicriail en Belgique.
Union Saini-Jcan-Bapiislc, à Xobressart. (Acte 17, 1901.) Union Xotre-Damo, à Sainte-Marie. (Acte 18. 1901.) Boerengilde van Moere. (Acte 22, 1901.) Union Saint -Mathias, à Fouches. (Acte 23, 1901.) Union Saint-Eloi. à Parette. (Acte 24, 1901.) Union Saint -Michel, à Chantenelle. (Acte 25, 1901.) Union Saint-Hippolyte, à Thiaumont. (Acte 26, 1901.) Union Saint-Nicolas, à Rossignol. (Acte 27, 1901.) Union Saint -Luc, à Bonnert. (Acte 28, 1901.) Union Saint -Nicolas, à Autelhaut. (Acte 29, 1901.) Union Saint-Antoine, à Tilliet. (Acte 30, 1901.) Union Sainte -Odile, à Sélange. (Acte 31, 1901.) Boercnbond van Sint-Joris-ten-Distel. (Acte 32, 1901.) Union Saint -Laurent, à Weyler. (Acte 35, 1901.) Union Saint -Donat. à \ille-du-Bois. (Acte 36, 1901.)
La plupart de ces unions chrétiennes participèrent à ia manifestatiovi de Louvain.
Extrait du règlement de la Gilde des métiers et négoces
de Louvain.
(Union professionnelle reconnue.)
Doyen : J. Helleputte, ministre de l'Agriculture. Juge : F. ScHOLL.^ERT, président du Conseil des ministres. Prévôt: H. A'ERBiST.
Maître des amendes: P. De\vit.
I. But de la Gilde. — Article premier : i" assistance mutuelle des memibres ; 2" relèvement du travail manuel et du sentiment artistique dans la ville de Louvain ; 3° le maintien des bons rapports entre patrons et ouvriers.
Art. 2 : La Gilde prend comme patron et protecteur l'apôtre saint Pierre, qui a toujours été le patron de la ville de Louvain.
IL Les membres sont : 1° les patrons des différents métiers ; 2° les ouvriers des différents métiers ; 3° les commerçants ; 4° les bourgeois n'exerçant aucun métier ou négoce et désirant néanmoins venir en aide à la Gilde.
Le;: uns et les autres doivent faire, le jour de l'admission solennelle au sein de la (iilde, une déclaration signée par laquelle ils s'engagent, notamment : « à défendre la religion catholique, à obéir aux autorités légales et à ne jamais faire partie d'aucune société, soit publique, soit secrète, dont l'action serait contraire aux précédentes promesses ».
Chapifre IX. — Art. 25 : Si le métier s'est formé en Gilde s^-éciale, les nouveaux membres prononceront la promesse le jour où ce métier célébrera sa fête patronale. .\fin de montrer à tous la grande importance de cette promesse, le Comité a décidé de la faire prononcer avec le cérémonial suivant :
Tous les nouveaux membres viendront se ranger devant la statue de saint Pierre ou du patron du métier. L'un d'entre eux, le drapeau en main, donnera lecture, au nom de tous, de la promesse, pendant que tous les autres membres écouteront, debout, tête nue et en silence, cette lecture. Après cela, chaque nouveau membre s'avancera à son tour, répétant succinctement la promesse en ces mots . « .le promets la même chose. » Cela fait, il signera au Livre d'or de la Gilde.
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Le soir aura lieu un banquet auquel tous les membres seront conviés.
La Gilde est administrée par un Comité de onze membres, choisis parmi ceux-ci et élisant au seîn du clergé un prévôt, désigné à vie.
Art. i8: Le Conseil choisit parmi les membres de la Gilde im portedrapeau, un bibliothécaire et au moins douze gardiens de l'ordre, chargés de maintenir l'ordre dans les réunions, cortèges et processions.
Chapitre VIII. — Art. i8 : Chaque année la Gilde fêtera solennellement la fête de saint Pierre. Elle se réunira le matin au local, afin de se rendre en cortège à l'église Saint-Pierre pour y entendre la Sainte Messe dite à l'intention des membres défunts et pour le progrès et la prospérité de la Gilde.
Art. 20 : Les assemblées de la Saint-Pierre et du second jour de Pâques sont obligatoires, sous peine d'une amende de fr. '0.50 pour les ouvriers et de I fr. pour les autres membres, à moins qu'ils ne soient empêchés par la maladie.
Art. 21 : Le jour de la Fête-Dieu, la Gilde accompagnera l'Ommegang (procession).
Chapitre IX. — Art. 23 : Le jour de la Saint-Pierre, le prévôt dira la messe de la Gilde.
Art. 24 ; Il accompagnera la Gilde lors de la procession de la Fête-Dieu. Art. 25 : Il s'occupera des besoins religieux de la Gilde.
Chapitre X. — Le Juge (M. Schollaert). — Art. 26 : S'il survient un différend entre des membres de la Gilde, il sera soumis à la décision du juge.
Art. 27 : Si les membres refusent de se soumettre à cette décision, ils auront la faculté de procéder par voie ordinaire. Néanmoins, le Comité pourra exclure de la Gilde le membre qui aura refusé de se soumettre.
Art. 28 : Pour chaque différend, réglé par le juge de la Gilde, les parties intéressées verseront une certaine somme dans la caisse de la Gilde. Pour les litiges concernant des questions d'argent, cette somme équivaudra à i p. c. des valeurs contestées. Pour les autres litiges, cette somme atteindra pour chacune des parties d'un à trois francs, suivant la décision du juge.
Art. 2g : S'il surgit un différend entre im membre de la Gilde et une personne étrangère à la Gilde, ce différend pourra également être réglé par le juge de la Gilde, du moment que cette personne y consent.
Pour chacune des affaires de ce genre, réglée par le juge, il sera versé dans la caisse de la Gilde :
Pour les litiges ayant pour objet des questions d'argent : par le membre de la Gilde, i p. c. de la valeur du litige ; par son adversaire, 2 p. c.
Pour les autres litiges, la somme est fixée par le juge : i à 5 francs à payer par le membre ; 2 à 10 francs par son adversaire.
Chapitre XIII. — La Chapelle de la Gilde. — Art. 32 ; La Gilde sollicitera auprès du Révérend Doyen de Louvain une chapelle en l'église Saint- Pierre, afin d'y faire célébrer ses offices, comme il était de coutume dans le passé.
Art. 42 : Le Comité choisit parmi les membres un maître de chapelle et de l'autel, chargé de la conservation des ornements religieux.
Chapitre XXI. — Les Gildes spéciales. — Art. 70 : Il s'est fondé parmi les membres de la Gilde une section de chant qui porte le nom de « Zangersgilde » et a choisi pour patronne sainte Cécile, vierge et martyre.
La « Zangersgilde » a pour but de rehausser les fêtes religieuses et civiles par l'exécution de chants sacrés et autres.
Chapitre XV. — Art. 36 : Lorsqu'un membre aura une mauvaise conduite, ne suivra pas les règlements de la Gilde, ne tiendra pas ses promesses, fer.i des travaux de nature à jeter le discrédit sur la Gilde, le Comité lui adressera des avertissements fraternels et tâchera de l'amener à se corriger.
Art 37 : Si ces avertissements n'obtiennent aucun résultat, le Comité pourra exclure de la Gilde le membre récalcitrant.
Une société pour 1 'achat de maisons ouvrières existe au tein de la Gilde. Nous y relevons encore que chaque année, à la Saint-Pierre, il est tiré au sort parmi les membres de chaque cercle une somme de 2,500 francs pour l'acquisition d'une habitation ouvrière.
Les gildies de Liège (corporations des métiers et négoces), Anvers, Bruges, Courtrai, Saint -Nicolas ont des statuts analogues.