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Chapitre III. — Dispositions p.^rticulières. Local

Art 13. — La Bourse du Travail est installée dans une salle aménagée spécialement pour ce service.

Champ d'action.

Art. 14. — Le champ d'action de la Boui-se du Travail est illimité. Chacim. sans distinction de profession, de nationalité ou d'opinion, a libre accès à la Bourse du Travail. Pour obtenir une place par son intermédiaire, il suffit de remplir un bulletin de déclaration et de se conformer aux prescriptions administratives de la Bourse du Travail.

Gratuité des opérations.

Art 15. — Les opérations de la Bourse du Travail sont absolument gratuites .

Inspection .

Art. 16. — La Bourse du Travail sera soumise au contrôle du Ministère de l'Industrie et du Travail, en ce sens qu'elle devra satisfaire à toutes les demandes de renseignements émanant de ce Département, relatives à son activité et adinettre en tout temps ses délégués à visiter les locaux et à inspecter les registres die la Bourse,

Au moins une fois par an elle adressera au Ministre un rapport détaillé de ses opérations.

2W Le Régime clérical en Belgique.

Ouverture.

Art. 17. — La Bourse du Travail est ouverte tous les jours nii- \rables de raniiée. le inatin de 8 heures à 12 heures.

Modifications.

Art. 18. — Aucune modification ne pourra être apportée aux statuts, si ce n'est en séance du conseil d'administration spécialement convoquée à cette fin et réunissant au moins la moitié des membres. Cette modification doit être votée jjar les 3/4 des membres présents. Toute modification apportée à l'organisation ou au fonctionnement du bureau de placement sera immédiatement notifiée aux .ulministrations publiques qui subventionnent l'institution.

Dissolution .

Art. II). — La Bourse du Travail ne peut être fermée ou suspendre ses opérations que sur la proposition du Conseil d'administration.

Art. 20. — Le Conseil d'administration décidera en toutes matières non prévues dans les présents statuts.

Telles sont les conditions requises par le Ministère pour l'octroi des subsides. Les catholiques s'y conforment volontiers. Mais leur activité, au point de vue des Bourses du travail, ne se borne pas aux seules œuvres de ce genre. Ils savent toujours manœuvrer de façon à pénétrer dans les comités de patronage ou de direction des Bourses officielles, là même où leurs amis n'ont pas de majorité à la commtme. Le mot d'ordre a été domté en 1891, à l'assemblée générale des catholiques.

Nous voyons, en effet, figurer dans le compte-rendu ' des délibérations le vœu suivant :

<; Voir les catholiques accorder leur patronage aux Bourses mixtes, créées ou à créer dans les grands centres industriels, lorsqu'il est reconnu que leur concours peut exercer sur ces institutions une influence heureuse. Ils devront faire exclure la politique du programme et exiger que les patrons et les ouvriers atholiques soient admis à participer, dans de justes proportions, à l'administration de l'œuvre. »

O. Les ligues de tempérance

Il y a en Belgique, tout comme dans les autres pays, une question de l'alcoolisme.

Il ne nous appartient pas ici de dresser le bilan des méfaits commis par l'abus de l'alcool, dont' on est unanime à souhaiter la fin.

' Assemblée géne'ra/t' des catholiques tir Helsiii/ue. Session do 1801. Tome II, p. 332. Malines. Kyckmans. éditeur.

Diverses mesures ont été préconisées et diverses lois ont été votées — la première remonte à 1838 — en vue de limiter l'usage de l'alcool destiné à la consommation.

Sont-elles suffisamment efficaces ? Nous nous prononçons pour la négative et nous pensons que les projets de loi dormant dans les cartons de la Chambre, celui de M. Thibaut, qui veut donner le monopole de l'alcool à une société fermière, celui de M. Hector Denis, qui veut l'abandonner exclusivement à l'Etat, celui de feu le ministre d'Etat Lejeune, qui voulait surtout arriver à la limitation du nombre des débits de boissons, créeraient en tout cas une situation plus saine au point de vue de l'hygiène et de la moralité publiques.

Mais les alcools, par leur consommation effrayante en Belgique — il y a 211,617 débits de boissons dans tout le pays, un débit de boissons alcooliques pour 34 habitants, — représentent la plus belle part des impôts indirects : ;i2) P- c. environ du total annuel.

On consomme chaque année en Belgique plus de 40 millions de litres de genièvre et plus de 2 millions de litres de liqueurs spiritueuses importées.

On dépense donc par an 200 millions de francs rien que pour les boissons distillées. C'est-à-dire qu'on boit par jour pour 350,000 francs d'alcool, sans compter le vin et la bière.

L'impôt, payé surtout par le peuple, est, dans ces conditions, d'un appoint trop précieux pour les catholiques, en vue d'équilibrer le budget gouvernemental, pour qu'ils jugent désirable et opportun de ne plus y recourir. La création, d'autre part, de sociétés scolaires ou autres de tempérance est apparue à leurs yeux comme un moyen nouveau et judicieux de renforcer la propagande antilibérale et antisocialiste.

N'était-ce pas une occasion de faire subsidier par le Gouvernement, les provinces et les communes, toutes espèces d 'œuvres déclarant propager, au profit de leurs adeptes, les sages principes de la tempérance, mais poursuivant en réalité un but politique à peine déguisé ? N'était-ce pas, avant tout, un moyen d'alléger les budgets privés des catholiques qui doivent les soutenir ?

L'initiateur du mouvement anti-alcoolique chrétien fut le chanoine Senden, de Saint -Trond. C'est lui qui, en 1886, fit éclore la première ligue de tempérance.

Puis, lentement mais sûrement, le mouvement s'étendit dans les villes et les campagnes. LTn autre prêtre, l'abbé Vaslet, publiait, dans les deux langues, un journal mensuel, qui fut répandu à des exemplaires nombreux. D'autres prêtres encore l'imitèrent peu à peu et. en quelques années, le pays fut couvert de ligues similaires.

262 Le Ré'^iine clérical en Belgique .

Les sociétés des villes fondaient des sections dans les villages : les unes après les autres furent fédérées par province et ainsi nous avons pu lire, sur le tableau figurant à l'Exposition de Bruxelles, que 50,000 membres forment actuellement le contingent de cette armée de catholiques, ayant pris, affirmait -on, la décision de ne pas boire d'alcool !

La fédération des sociétés de tempérance de la Flandre occidentale, dénommée Onthoud ers bond van West-Vlaanderen, fondée par l'abbé Calnieyn et ayant son siège social à Bruges, comprend à elle seule 243 sociétés, comportant plus de 25,000 membres.

La société de tempérance de la Flandre orientale est également très prospère.

La province de Liège est le fief de la société dite Le Bien- Etrc social, présidée par >L l'abbé Lemmens et compte plus de 5.000 membres ; celle-ci publie depuis 1908 un bulletin bi-mensuel intitulé Vautre Cloche, organise des fêtes et convie ses adhérents à des distractions diverses. Elle a créé de nombreuses sections, dont quelques-unes de dames, dans la plupart des communes de la province.

Dans le Hainaut, la Ligue de la Croix continue, sous la direction de \i. l'abbé Poret et de M. le chanoine Douterlungne, directeur du Secrétariat permanent des œuvres catholiques du Tournaisis, la propagande entreprise au début par une société de tempérance créée entre prêtres et intitulée Temperantia : elle a 44 sociétés filiales.

Les sociétés du Limbourg sont destinées, les unes aux jeunes gens de plus de dix-huit ans et elles sont placées sous le patronage de Saint - Jean - Baptiste : les autres, fondées à l'intention des enfants et jeunes gens de sept à dix -huit ans. se réclament de la tutelle de Saint -Jean -Berchmans.

Signalons encore la Régénératrice, de la province de .\amur, la Fédération des sociétés de tempérance de la Basse -Sombre, dirigée par M. l'abbé Jadin. et la Société gantoise de tempérance.

Eu 1905, toutes ces sociétés se sont groupées, sous le nom de Fédération des Ligues catholiques de tempérance de Belgique, sous le patronage du Cardinal-Archevêque de Malines. Les prêtres ont été invités depuis à créer des ligues dans chaque paroisse.

A côté des ligues exclusivement catholiques existe, depuis 1879 et ra\onnant dans tout le pays, la Ligue patriotique contre l'alcoolisme. La plupart des membres d'honneur sont catholiques, et récemment. ^L Carton de Wiart. député, s'est fait désigiîer à titre de président. De telle façon qu'on peut affirmer que la i>lupart des grandes ligues de tempérance sont placées sous la tutelle des catholiques. cM c'est à la propagande rlériralc que va .me grande

L'Organisation de la Propagande . 263

partie des subsides alloués par le Gouvernement, les provinces et de nombreuses communes.

C'est le Ministère de l'Agriculture qui règle la question des subsides portés annuellement à 85,000 francs ; il charge néanmoins le Ministère de l'Intérieur de la répartition d'une partie de ces sommes entre les diverses sociétés scolaires de tempérance.

Suivant la règle adoptée par les gouvernants catholiques, ce sont les ligues - mères qui sont chargées de la distribution des subsides. Une société isolée, qui ne serait donc pas cléricale, doit s'adresser aux comités de ces ligues pour revendiquer une part des subventions officielles. Elle doit, conformément aux mesures édictée.= par le Gouvernement, donner la liste de ses membres, fournir ses statuts, donner des détails sur son activité, ses recettes et dépenses, démontrer que l'argent sollicité ira à une propagande anti-alcoolique sérieuse.

M. le sénateur De Bast avait prié le Gouvernement de lui faire connaître l'emploi du crédit de 83,000 francs pour la propagande anti-alcoolique. Voici la réponse :

«Les institutions ou ligues qui ont reçu, en 1910, une allocation sur le crédit inscrit au budget du Ministère de l'Intérieur en faveur de la propagande anti-alcoolique sont ci-dessous désignées :

Aucun subside n'a été alloué à des particuliers.

Ligue patriotique contre l'alcoolisme, 16,350 francs; Union nationale des sociétés de tempérance pour la jeunesse, 16,600 francs ; Fédération des sociétés de tempérance de la province d'Anvers, 1,100 francs; Ligue «La Croix Bleue », à Bruxelles, 1,250 francs ; Lînion des Femmes belges contre l'alcoolisme, 1,800 francs ; Société belge de tempérance, à Bruxelles, 1,200 francs ; Ligue des Feinmes belges, 400 francs ; Brugsche Onthoudersbond, 8,1 00 francs; Matigheidsgenootschap de Gand, 2,300 francs; Ligue de la Croix, à Bruxelles, 2,500 francs ; L' « Etoile Bleue de Vei'viers », 1,350 francs ; Le Bien-Etre social de Liège, 7,000 francs; Berchmansgenootschap, Saint-Trond, 1,500 francs; Sint- Jansgenootschap, Saint-Trond, 1,100 francs ; La Régénératrice, à Namur, 6,000 francs ; Cercle anti-alcoolique de la Basse-Sambre, 4,000 francs ; Société médicale belge de tempérance, à Bruxelles, 1,000 francs ; Union des patronages de Bruxelles, 300 francs ; Ligue des Bons Templiers socialistes, 200 francs.

A peu d'exceptions près, ces sociétés sont toutes cléricales.

La circulaire ministérielle annonce qu'il n'est pas requis que les institutions de tempérance s'occupent exclusivement d'antialcoolisme. Elles peuvent être des mutualités, syndicats, sociétés d'épargne, patronages, maisons d'ouvriers, etc. ; c'est, comme on voit, un moyen ingénieux et détourné de subsidicr ces derniers.

264 Le Réprime clérical en Bel inique.

Signalons enfin la ligue sacerdotale Abstiiientia, uniquement destinée aux prêtres abstinents et possédant de nombreuses sections dans diverses régions du pays. A la réunion de la section anversoise, à laquelle assistaient soixante prêtres, il fut décidé que de nouvelles sections seraient créées à Bruxelles. Turnhout, Louvain, Nivelles, etc. Elles doivent être en vie depuis.

P . Fédération nationale des sociétés de gymnastique et d'armes de Belgique

Puisqu'il avait été décidé, au lendemain de la promulgation de la célèbre Encyclique Rerum Novartim, que rien ne serait négligé pour opérer la rénovation sociale par le Christianisme, comment ne pas envisager que les particularités intéressant l'éducation physique, la gymnastique et d'autres sports, très spécialement en honneur dans les classes ouvrières, puissent devenir un prétexte ingénieux autant que moderne pour concilier au Parti clérical leur sympathie à la fois et leur appui ? Au surplus, depuis un certain temps, les directeurs de patronages et les curés des paroisses n'avaient pas été sans remarquer que l'extension prodigieuse que prenaient dans notre pays les divers sports rendait les réunions du dimanche de moins en moins nombreuses et que les jeunes gens préféraient se rendre à l'un ou l'autre concours ou match annoncés à grands renforts d'affiches, par des articles enthousiastes des journaux sportifs et même des feuilles de la grande presse.

Devant un mal grandissant, il fallait trouver un remède. Il fut décidé que le Cardinal -Archevêque de Ma Unes encouragerait et patronnerait le développement des sports au sein de la jeunesse catholique, avec l'approbation du Saint-Siège.

.Ainsi naquirent peu à peu des sociétés innombrables de gymnastique et d'armes, de football, de tennis, etc.. arborant partout le drapeau clérical. Les hommes politiques les plus en vue. pour en accentuer les tendances et ordonner leur action, se mettaient résolument à la tête des groupements nomcaux, venant Ijientôt renforcer notablement ce que les cléricaux apjjellcnt < leurs iruvres ».

Bientôt il n"\ eut plus un patronage, une maison ou un cercle d'ouvriers qui n'eut sa section de gymnastique, d'armes ou de football. L'éducation dite physique étant encouragée par les pouvoirs publics, c'était un moyen subtil. nou\eau. de lubvenir officiellement à l'entretien des patronages.

Mais là oi^i ces derniers n'existaient pas, les catiioliques eurent bien vite trouvé l'occasion, à propos des nouveaux groupements, de créer des œuvres religieuses, des sections de retraite, de mutualité,

L'Organisation de La Propagande. 265

de tempérance, de préparation militaire, apportant à la propagande cléricale des appoints précieux.

Les sociétés de gymnastique cléricales sont, pour la plupart, affiliées à la Fédération nationale des sociétés catholiques de gymnastique et d'armes de Belgique.

Celle-ci comptait, d'après le rapport de l'année 1909, 102 sociétés, avec un effectif total de 9,343 membres. Ces sociétés sont ainsi réparties :

Brabant. . . .34 sociétés fédérées avec 2,467 membres

Anvers .... 20 — 2,638 —

Flandre occidentale 4 — 359 —

Flandre orientale .17 — 1,870 —

Hainaut. ... 12 — 879 — ,

Liège et Limbourg 15 — i - 1 3 1 —

Luxembourg . . i — en formation

Des concours locaux et régionaux ont lieu entre les diverses sociétés. Le Cardinal -Archevêque de Malines a créé une coupe annuelle pour les sections de football, organisées au sein des sociétés catholiques.

Cette année, une fête internationale a été organisée à Diest. avec participation de nombreuses sociétés chrétiennes étrangères. Cette fête était honorée de la présence du Cardinal-Archevêque, de ministres, de députés et sénateurs catholiques, de nombreux curés et vicaires.

De nombreux objets d'art, des prix de 7,000 à 8,000 francs furent répartis entre les vainqueurs et 1,300 francs de primes furent offerts aux participants du cortège aux flambeaux.

Une interpellation de M. le député Buyl à la Chambre nous a révélé que le Ministre de la Guerre hospitalisait généreusement les gymnastes dans les locaux de la citadelle, en leur fournissant les literies, ce qui ne permit pas d'opérer la rentrée des classes de miliciens à la date primitivement fixée.

Cette même interpellation nous apprenait que le Conseil communal clérical de Diest allouait une somme de 1,300 francs à la fête des gymnastes cléricaux.

Q. Les Pranschmansgilden et les Aoûteux

Un nombre considérable d'ouvriers, que d'aucuns estiment à 60,000. vont régulièrement et temporairement travailler à l'étranger, plus particulièrement en France, et, depuis peu, en Hollande et en Allemagne.

D'autres - on les é\aluo à près de 50,000 quittent les

\'illngef; flamands pour la \\'alk)nnie, plus spécialement le Hainaut, où les attirent les salaires élevés.

On conçoit qu'une action aussi méthodique et aussi attentive que l'est celle du Parti catholique ne pouvait laisser s'échapper une somme d'influence aussi considérable et, soit que 'es cléricaux aient craint cpie l'air de la France fît vite oublier à ceux-ci l'indispensable tutelle de l'Eglise, soit qu'il fîit jugé en haut lieu que tout au moins la force électorale que représentaient ces 60,000 électeurs de\aii être conservée à tout pri.x au parti qui la représente, des moyens fort ingénieu.x furent imaginés pour s'assurer de leur fidélité.

Les ouvriers agricoles, émigrants temporaires, .sont surtout nombreux dans les deux Flandres et le Hainaut. Au dehors ils vont louer leurs services pour des travaux agricoles, la 1 ulture et l'industrie des betteraves ; d'autres encore sont britjuetiers, d'autres enfin prennent le chemin des usines. Certains rentrent chaque soir au village natal ; d'autres s'en éloignent ])Our des époques de durée variable.

Trois comités furent créés dans chacune de ces provinces pour « subvenii aux nécessités spirituelles et temporelles des émigrants ».

Le comité de (".and rayonnant dans toute la Flandre orientale, a fait figurer à l'Exposition de Bruxelles de 1 g i o un tableau rendan; compte de son activité.

Fondé en 1900, par Mgr Stillemans. il a jiour président M. .Maenhaut. député, et pour secrétaire M. Duprez.

Son siège social est à (îand. rue Wcllinck. et sa succursale à Paris est installée rue de ("baronne, 181.

Par l'intermédiaire du comité, les ouvriers émigrant lemporairement en France ont été groupés en sociétés dites « Franschmansgilden », unions professionnelles, formant entre elles la Fédération des Franschmansgilden de la Flandre orientale. On y organise une caisse de chômage et une caisse en vue de la réassurance. La Fédération comprenait, en 19:0. [55 gildes a\ec un effectif total de 9.50J. membres, en diminution de 267 memlires siu" l'exercice précédent .

Les ouvriers cjui se rendent journellement à l'étranger sont conduits à la gare par les soins d'un aumônier ; ils iouissent de prix de fa\eur pour leurs abonnements de chemin de fer.

Lorsqu'ils séjoiunent en France ils sont signalés au secrétariat de l'aris. t|ui s'intéresse à eux, les enrôle dans diverses leuxres et s't)ccupc de leur \ie religieuse.

Des conférences sont organisées par les soins du romité. en été. en l'"rance. en hiver, lors du retour, en Belgique.

V Organisation de la Propagande . 267

Chaque ouvrier reçoit gratuitement le journal Het Volli van Vlaanderen, journal qui se dit professionnel : de [901 à 1909, il a été distribué 1,848,000 numéros.

Les membres affiliés au comité paient une cotisation annuelle de trois francs, moyennant laquelle ils font partie d'une société de secours mutuels reconnue qui leur alloue un secours de vingt francs en cas de maladie ; au décès, un secours de vingt-cinq francs est accordé à la veuve ou aux ayants-droit, et le défunt a droit à luie messe gratuite.

Le comité a de nombreu.x membres protecteurs, hommes politiques pour la plupart.

Le rapport du secrétaire AI. Duprez signalait ces particularités pour l'année 19 10 :

V. Les aumôniers ont tenu en France 40 réunions des membres-, avec S. messe et sermon : il y a eu notamment i 5 réunions pendant le temps pascal. L'oeuvre des retraites est également des plus florissante 127 membres de la fédération entrèrent en retraite en 1910. I^e journal Het Volk van Vlaanderen, hebdomadaire, se tire à 11,000 exemplaires. Le nombre total des membres de la fédération est de 9,504, en diminution toutefois de 267 sur l'exercice précédent. Outre la campagne tendancieuse de nos adversaires, qui ne craignent pas d'employer les moyens les moins honorables pour discréditer l'œuvre, les causes de cette légère diminution sont apparemment le fait que beaucoup d'ouvriers flamands ont trouvé du travail dans les grandes entreprises de la province, mais aussi l'inévitable augmentation de la cotisation. »

AL Duprez cite de nombreux exemples de la salutaire influence du syndicat dans les différends entre employeurs et ouvriers, et surtout pour assurer, en faveur de ces derniers, en cas d'accident, le paiement de l'indemnité d'assurance. La somme touchée de ce dernier chef par les membres de la fédération eii 19 10 se chiffre par 51,656 francs.

Le rapport du trésorier M. l'abbé ]. Seyssens constatait notammeni que la somme de 9,000 francs, versée par les divers membres protecteurs, ayant été insuffisante pour faire face à certaines dépenses imprévues, Mgr Stillemans, fondateur de l'œuvre, avait versé les quelques inilliers de francs constituant le déficit.

Les membres sont, en France comme en Belgique, sous la surveillance ininterrompue de trois prêtres et de trois employés. Ceu.v-ci disent à leur intention des messes dominicales, organisent des réunions pascales des retraites fermées gratuites et les ramènent en Belgique, aux frais du comité, en temps d'élection.

l'n nombre considérable de oiouvelles sociétés de Franschmansgilden ont été créées depuis un an et toutes ont adopté la forme des

268 /-«' Régime clérical en Belgique.

mutualités ; la rec onnaisance légale leur a été octroyée avec tous les avantages que comporte celle-ci, et malgré des dispositions statutaires illégales et inconstitutiormelles.

Le Comité de Bruges, qui s'étend aux émigrants originaires de la Flandre occidentale, est présidé par M. Ciillès de Pélichy, député. Son activité est moins grande que celle déployée dans la Flandre orientale, mais les procédés employés dans la propagande, (luoique moins complets, sont en tout semblables à ceu.v auxquels recourt le Comité de C.and.

Le Comité du Tournaisis ne réussit pas aussi bien que les comitéij flamands ; ici les ouvriers sont beaucoup plus imbus des idées françaises et sont plus jaloux de leur liberté comme de leur indépendance .

La Fédération des Aoûteux groupe un peu plus de [,ooo membres payant régulièrement leurs cotisations.

La mutualité est ici pratiquée comme dans les autres associations d'émigrants.

Chaque membre reçoit un petit carnet de vo>age, sorte de calendrier dans lequel sont insérés divers renseignements, mais surtout des conseils pour la sauvegarde de la foi.

Voici d'abord les conditions d'affiliation et les avantages que celle-ci comporte, moyennant une cotisation annuelle de i fr. .35 :

r Indemnité de vingt francs pour frais de retour, en cas de maladie ou d'accident survenus en France ;

2" Allocation de cinquante francs à la famille ries membres décédés en France ou à la suite d'une maladie ou d'im accident survenu? en France :

3" Affiliation à la caisse de retraite et participation à çles primes qui doublent le versement annuel de trois francs ;

4" Facilité de remboursement des sommes déposées en France à la Caisse nationale d'épargne (dans les bureaux de poste), et, au besoin, avance sans intérêts de la somme à reml)ourser, à concurrence de cinquante francs :

;" Abonnement gratuit aux Nouvelles du l^ays ;

6'' Distribution gratuite du Carnet de voyage, renfermant l'adresse des consuls et divers renseignements utiles, — et "de formules de contrat à utiliser en France :

7" Recommandation auprès des consuls et agents consulaires de Belgique, en cas de difficulté :

8" .\ppui des membres du Comité de protection. (Secrétariat : rue de l'Athénée. 24, Tournai, Belgique.)

y Facilité offerte aux sociétaires de débattre entre eux leurs intérêts professionnels, à l'occasion des réunions de la société.

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Voici, présentées sous forme de catéchisme, quelques instruciions que nous relevons dans le Carnet de voyage :

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