L. — Les Cercles de fermières
Origine. — On peut s'étonner de ce que les catholiques aient négligé pendant longtemps de recourir à l'aide puissante que pouvaient leur apporter les fermières, en vue de la cléricalisation définitive des campagnes ; ils agissaient, il est vrai, ici, depuis longtemps en pays conquis. Ce n'est qu'à dater de l'année 1906 qu'ils résolurent, à l'inspiration de M. De Vuyst, fonctionnaire du Ministère de l'Agriculture, de se servir, vis-à-vis de celles-ci, de l'instrument social précieux qu'est l'association et qui leur avait déjà si bien réussi vis-à-vis des cultivateurs.
Une étude faite dans les bureaux du Gouvernement avait signalé au monde militant catholique les résultats vraiment prodigieux qu'avaient donnés les cercles de fermières aux Etats-Unis et au Canada, où ceu.x-ci sont fort en honneur.
L'importance de notre population rurale et très particulièrement le grand nombre de femmes livrées aux travaux des champs légitimaient, au surplus, un nouvel effort dans ce sens.
Les statistiques ^ les plus récentes nous révèlent qu'en Belgique 1.204,810 personnes, parmi lesquelles 314,914 femmes, sont occupées aux travaux de l'agriculture, alors que pour l'ensemble des professions commerciales on ne compte que 385,236 femmes et pour l'ensemble des professions industrielles 322.725.
L'mitiative de M. De Vuyst fut secondée de bonne heure par le Congrès des fermières qui fut tenu la même année, à Leuze -, à l'Ecole d'agriculture, par les soins de la Fédération agricole du Hainaut et sous la présidence de M. Renard, conseiller provincial.
Objet. — Les discussions qui eurent lieu entre les dames ayant adhéré au Congrès furent résumées par des vœux signalant à l'attention des militants catholiques les intérêts sociaux qui, synthétisant le rôle de la fermière, pouvaient être mis à la base des groupements nouveaux : initiation des femmes de campagne aux questions les intéressant comme mères de famille, ménagères, fermières proprement dites et membres actifs des associations.
Tout un programme social se dégage de l'ensemble de pes questions : la puériculture, l'enseignement des devoirs de la femme en tant qu'épouse et mère, l'accomplissement de ses devoirs religieux, l'amélioration à apporter au logement familial et les moyens de l'agrémenter, l'alimentation rationnelle, le jardinage, la culture maraîchère, l'entretien d'une laiterie, l'élevage, les instructions pour
' Ministère de l'intérieur. Annuaire statistique lOO.j, p. 286. - Congrès agricole de Liège. Congrès des Fermières. Compte rendu. Imprimerie J. Leherte-Courtin, Renaix.
bien cojjduire une basse-cour, tous les avantages, en résumé, 'de la vie rurale.
Organisation. — A cette fin, les cercles, unions et associations de fermières adoptent, en général, la forme de l'union professionnelle, tombant sous l'application de la loi de 1898.
Un modèle-type de statuts est publié par les soins du Ministère de l'Agriculture.
L'union, légalement reconnue, n'a pas droit à des subsides de premier établissement, mais le Gouvernement octroie des subventions sous forme d'encouragements pour l'organisation des divers services, conformément aux stipulations de la circulaire ministérielle du 8 janvier 1900, adressée aux agronomes de l'Etat et notamment des subsides pour faciliter l'acquisition d'instruments agricoles servant à la communauté, pour concours, expositions et conférences ; en outre, plusieurs centaines de livrets de membres contenant les statuts des cercles sont mis à la disposition de ceux-ci.
Les cotisations sont minimes : dix à quinze centimes par mois.
Un bureau, dans lequel se trouve toujours le curé du village, préside à l'organisation de l'œuvre ; des dames du meilleur monde n'hésitent pas à assumer la tâche de présidente des cercles. ]\jme Helleputte, femme de l'ancien ministre de 1 '.Agriculture, est à la tête des cercles créés à l'instigation du Boerenbond de Louvain ; ]\/[me Davignon, femme du ministre des Affaires étrangères, dirige un cercle du pays de Verviers, etc.
Activité. — Deux ou trois réunions ont lieu par an. Entretemps, cependant, sont organisées des conférences sur les sujets les plus divers. Les cercles ne sont pas en peine de trouver des conférenciers ; tantôt, c'est un médecin qui traite de la puériculture, aux frais du Gouvernement 1 ; tantôt c'est un agronome de l'Etat qui parlera de l'hygiène des étables, de la comptabilité, etc., puis les conférenciers régionaux agréés par le Ministère entretiendront leur auditoire d'arboriculture, d'horticulture, de culture maraîchère, etc. ; tantôt enfin, à la demande de vingt membres au moins, le Ministère de l'Agriculture enverra au village une école ménagère ambulante -, composée d'un agronome de l'Etat, d'une maîtresse de laiterie et d'une maîtresse d'enseignement ménager, avec tout un matériel spécial et pour une durée de trois mois.
Quelques cercles sont déjà parvenus à se constituer une bibliothèque, dont les premiers éléments sont fournis par les nombreuses brochures, monographies, travaux, raj^ports qu'édite gratuitement
' Le Ministère de ragricultiiro, par les soins du dciiarU-inent de l'hygiène, organise ces conférences.
' Ces écoles coûtent à l'ivtat 2,000 francs \y.\x Irimestre.
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le Ministère, sous prétexte de vulgariser la connaissance des questions agricoles.
Toute une série de livres sont d'ailleurs fournis par le même Ministère à l'usage des unions professionnelles agricoles qui organisent une bibliothèque, dans des conditions déterminées par une circulaire ministérielle et pour autant qu'elles offrent des garanties suffisantes de stabilité.
Les cercles qui désirent exposer sont accueillis avec faveuf. par les Fédérations agricoles, qui leur réservent volontiers une place spéciale au sein de leurs expositions.
Des concours ont lieu entre fermières pour la préparation des meilleurs mets ; le Cercle des agronomes de l'Etat a étudié très particulièrement la question des concours agricoles en général et des concours culinaires en particulier.
Deux fois par an, au printemps et en automne, ont lieu des tombolas au profit des membres des cercles ; les fermières favorisées par le sort reçoivent des petits paquets de graines ou de semences rares pour leurs jardins, parfois des ustensiles de cuisine ou des objets nécessaires au ménage.
Des excursions, des pèlerinages, des visites de fermes modèles ont heu en été, sous la direction du curé ; d'autres fois, la présidente organise une réception, un goûter, une soirée ou toute autre réjouissance fort appréciée dans la solitude des campagnes.
La plupart des cercles sont rattachés à l'une ou l'autre des fédérations provinciales ; celles-ci touchent, pour l'inspection de leur comptabilité, un subside annuel de 25 francs par union inspectée.
Presque tous les cercles ont été fondés par les catholiques. Ces cercles érigèrent à l'Exposition de Bruxelles de 19 10 un pavillon spécial dit « Pavillon de la Fermière ».
Du rapport présenté pour l'année 19 10 par M. Giele, ingénieur agricole à Tirlemont, sur l'activité du comité national, il résulte que les cercles étaient au nombre de 74 à la fin de 191 o et comptaient 6,929 membres. 232 conférences avaient été données et suivies par 14,290 personnes.
Lors de la dernière Exposition de Bruxelles, les cercles se sont réunis en Comité national des cercles de fermières de Belgique. Depuis, ce comité s'est vu octroyer un privilège nouveau par le Ministère de l'Agriculture.
Les Cercles de fermières, quels qu'ils soient, qui seraient désireux d'obtenir certains avantages officiels sont invités à s'adresser au Comité national. Une circulaire ministérielle, signée de M. Helleputte, charge notamment celui-ci de l'organisation des conférences. Les cercles libéraux ou socialistes sont tenus.de
demander avant le i'^'' juin les conférenciers à cette fédération composée de toutes œuvres catholiques. Les personnes qui ont l'intention de créer des cercles en 1911 ou i 9 i 2 doivent demander des conférenciers agréés et payés par l'Etat au bureau du Comité, rue du Pépin, siège de diverses œuvres cléricales !
Et voyez ce que sont ces cercles ! Le vœu \-oté au dernier Congrès de Malines, sur la proposition de M"'^' Rotsaert de Hertaing, chargée du rapport et présidente du bureau central, nous édifie complètement à cet égard : « Il est à rlésirer que les réunions des cercles de fermières aient lieu dans une école ménagère religieuse, un collège épiscopal, une école d'agriculture, afin que le prêtre y ait toujours sa place marquée. »
M. Les œuvres des mariages
Sous le nom de Sociétés de Saint -Jean -François Régis, des œuvres ont été créées dans diverses grandes villes par des dames et surtout par les Conférences de Saint -Vincent de Paul, en vue de légitimer des unions irrégulières et de faire adopter les enfants illégitimes répudiés par leurs parents.
La première de ces œu\res fut créée à Liège ; depuis un en a vu naître à Bruxelles, où il en existe en ce moment, à Lierre, Gand. Louvain, Bruges, Anvers, Namur. Seraing, Tournai, Charleroi, et le mouvement s'étend à d'autres villes.
Ces œuvres ont toutes un caractère paroissial et sont dirigées par le curé, assisté dans l'entreprise par un certain nombre de dames patronnesses : d'autres fois, comme dans les Conférences de Saint-Vincent de Paul par des jeunes gens, membres de celles-ci.
Lorsqu'une union illégitime est signalée au comité, ime visite est faite à la femme ou la mère vivant en concubinage. Divers moyens sont mis en action pour la décider au mariage ou pour l'aider à atteindre ce but, si son ami est récalcitrant : persuasion, offre de vêtements, d'argent, offre de remplir toutes les formahtés civiles et religieuses. D'autres fois, on invite la femme à passer un petit temps dans une maison de retraitants, où elle est à charge de l'œuvre ; d'autres fois encore, lorsqu'il n'est pas possible d'obtenir une adhésion à cette retraite, les dames continuent leurs visites à leur protégée et lui viennent en aide pour autant qu'elle consent à ne plus revoir son concubin, et, à cette occasion, le curé ou ses alliées l'invitent à la prière et refont son instruction religieuse .
Lorsque les deux concubinaires se soumettent et se décident à légitimer leur union, ils sont aidés, reçoivent des secours len espèces, des vêtements ou même le futur mari se voit procurer un emploi très apprécié.
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La légitimation des enfants naturels est l'objet de la même sollicitude et d'efforts non moins persévérants des dirigeants de l'œuvre.
Il va de soi que l'activité du comité se manifeste plus particulièrement dans les milieux ouvriers.
De 1881 à 1909. la seule association de Liège est parvienne à régulariser 9,800 unions et à légitimer près de 6,000 enfants, complétant son apostolat catholique par des baptêmes, des premières communions, des confirmations, des séparations, des réconciliations, abjurations, etc.
L'association de Bruxelles n'est pas moins zélée ; les divers comptes rendus de son activité renseignent qu'il a été opéré par les soins de l'œuvre: de 1883 à 1900, 83,872 mariages et 36,677 légitimations d'enfants ; en 1901, 3,840 mariages et 1,304 légitimations ; en 1902, 3,661 mariages et 1,240 légitimations.
Le rapport présenté en 1897 par M. Léon Bertrand à l'assemblée générale des catholiques du Nord et du Pas-de-Calais, à Lille, sur l'utilité des sociétés de Saint-François Régis et des Comités de mariage, est encore plus suggestif à cet égard :
De 1893 à 1902, 58,474 personnes des deux sexes se |Sont fait inscrire pour obtenir l'intervention de la société dans l'exécution des formalités requises par le mariage. 25,803 unions ont suivi ces demandes, soit environ 50 p. c. de la totalité des mariages célébrés pendant ce temps à Bruxelles.
A^. ^^ Les œuvres des retraites fermées
Les retraites fermées ont pour objet, tout comme pOur les hommes, de soustraire périodiquement à la vie active, dissipatrice, les femmes, plus spécialement les ouvrières. Pendant trois ou quatre jours, parfois davantage, celles-ci sont recueillies dans des maisons organisées à cette fin, qui les hospitalisent, pour leur permettre de se livrer en silence à la réflexion et aux exercices de piété.
Les œuvres des retraites fermées existent dans notre pays depuis 1890 et leur début a coïncidé, comme nous l'avons vu, avec les préoccupations nouvelles des cléricaux devant assurer au Parti catholique la main-mise sur la classe ouvrière. Depuis elles se sont développées, répandues dans tout le pays, à l'intervention des diverses institutions qui suivent :
V' Les Dames de l'Adoration perpétuelle ;
2° Les Dames de Saint -André ;
3" Les Dames du Cénacle ;
4" Les Dames de Sainte-Julienne ;
5" Les Dames réparatrices ;
6" Les Dames de la Persévérance ;
7° Les Dames de la Retraite ;
8" Les Filles de la Sainte-Vierge ;
9" L'Œuvre des Récollections ;
lo" Les Religieuses Ursulines ;
1 1° Les Dames du Saint-Sacrement ;
12" Les Conférences de Saint-Vincent de Paul.
Le but de ces retraites — est-il besoin de l'indiquer ? — est de former de bonnes catholiques et se servir de leur influence dans le milieu familial, aussi bien qu'à l'atelier et à l'usine. Il tend plus particulièrement à soustraire les femmes à l'influence « corruptrice » du socialisme: «Et le socialisme? écrit le Rév. P. Vermersch dans son Manuel social. » Sans doute qu'il est pris à partie dès l'abord, que le père directeur décoche contre lui tous ses traits ?
Le silence, qui est observé avec minutie durant ces quelques jours, n'est interrompu que par des sermons ou entretiens, français ou flamands, au cours desquels le père directeur rappelle les jeunes ouvrières à leurs devoirs et à la nécessité impérieuse qui s'impose à tout bon croyant de combattre le socialisme. Des exercices de piété, chants en commun, messes, confessions, communions, s'efforcent de rendre ces longues journées de recueillement et de propagande un peu moins uniformes.
Des comités de dames sont plus particulièrement chargés du recrutement des ouvrières ; on recourt volontiers à cette fin au concours de femmes de grands industriels et de femmes de contremaîtres ou d'employés d'usine.
Des Ligues paroissiales pour dames ont été créées, plus particulièrement ces derniers temps, pour organiser une j^ropagande intense dans les divers quartiers des grandes villes.
Si l'on en juge d'après les chiffres rappelés récemment au Congrès de JMalines, cette propagande porte ses fruits.
Dans les divers centres de retraites fermées, on a reçu en 1908 : à Bruxelles, 1,953 retraitantes (Ligue des femmes chrétiennes) et 1,721 (Dames du Cénacle); à Tournai, 1,621 ; à Anvers, 1,462 ; à Charleroi, 400 ; à Gand, 1,230 ; à Liège, 1,584 ; à Bruges, 616 retraitantes.
Il y a de nombreuses autres maisons de retraites dans la plupart des villes de moindre importance.
Les œuvres des retraites fermées pour ouvrières sont, comme on voit, très prospères ; le nombre des adhérentes augmente d'année en année. Les seules maisons des villes indiquées ci -dessus, dont
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certaines sont de création récente, ont recueilli ensemble, jusque fin 1909, 65,000 retraitantes environ.
Il va sans dire que ces œuvres sont coûteuses, l'hospitalité accordée aux ouvrières pendant ces trois jours étant gratuite. Le prix de chaque retraite coûte de 5 a 15 francs. Les ressources sont fournies par les congrégations, les donations de particuliers, les quêtes à domicile par les membres des comités et des œuvres, enfin des souscriptions de fondation payées 500 francs l'une et assurant, moyennant les intérêts, la retraite annuelle d'une jeune ouvrière.
Dans certaines villes, les Ligues paroissiales ont organisé des récollections mensuelles et des retraites du soir ; ici, de même, des comités très actifs s'efforcent de recruter les ouvrières et les résultats sont très encourageants.
Il est à peine utile d'ajouter que les ouvrières sont sollicitées à entrer dans les syndicats chrétiens, auxquels elles assurent un recrutement ininterrompu. La propagande syndicale est, au surplus, complétée sur ce terrain par la formation de ligues d'anciennes retraitantes, continuant l'apostolat de l'ouvrière par l'ouvrière, élément nouveau de succès.
O. — L'œuvre des bibliothèques paroissiales
L'organisation de bibliothèques, indépendamment des bibliothèques établies dans les villages par les soins des Fédérations provinciales agricoles et de celles instaurées par l'Œuvre de Saint- Charles Borromée, est confiée, dans les paroisses des petits hameaux aussi bien que des grandes villes, à l'Œuvre des Dames de l'Adoration perpétuelle. Celle-ci est rattachée à l'Œuvre des Eglises pauvres et à l'z^ssociation de l'Adoration perpétuelle.
Les Dames de l'Adoration perpétuelle recueillent tous les livres, nouveaux ou ayant déjà servi, qu'on veut bien leur offrir, pour autant que ce soient des 'livres bien pensants, pouvant être lus par des catholiques. Ces livres sont remis en état et envoyés, par les soins de l'Association centrale de Bruxelles, aux bibliothèques des paroisses ou des villages, partout où des imilitants dévoués ont bien voulu les établir.
Jusqu'en 1899, 65,000 volumes avaient été distribués à 360 bibliothèques. Des subsides importants sont accordés annuellement par le Gouvernement à l'œuvre pour lui faciliter sa tâche ; de leur côté, les Conférences de Saint-Vincent de Paul, lorsqu'elles ne créent pas elles-mêmes des bibliothèques, subsidient celles qui sont accessibles à leurs patronnés.
Il va de soi que ces livres sont donnés gratuitement ; parfois, dans les paroisses riches, le curé perçoit une redevance.
L'Œuvre de Saint-Paul, spécialement constituée en vue de la propagande par les écrits, s'occupe également de la diffusion des livres catholiques. Dans cette tâche, elle est aidée par la Bibliothèque de propagande antisocialiste, formée par les .soins de M. le curé Baisir.
Au Congrès organisé en 1910, à Nivelles, par la Ligue démocratique belge. M. Godfroid Kurth a réclamé la création urgente.de bibliothèques volantes.
Le Ministère de l'Agriculture fournit de nombreux ouvrages aux gildes agricoles, aux patronages, aux cercles de fermières, aux maisons pour ouvriers et aux cercles pour militaires. Le Ministère de l'Intérieur, de son côté, adresse aux patronages des livres divers, sous prétexte d'anti-alcoolisme ; ces mêmes ouvrages se retrouvent dans les maisons et cercles d'ouvriers.
Enfin, les Secrétariats permanents alimentent leurs bibliothèques dans des conditions identiques.