tJO
On se demande ce que doit être le degré d'ignorance des femmes, puisque la plupart des écoles pour filles sont libres, soit que les communes entre les mains des catholiques aient supprimé ou cléricalisé les écoles officielles, soit que les congrégations aient créé les autres là où elles n'existaient pas. Mais on remarquera surtout par ces diverses domiées que, partout où les populations rurales offrent un degré plus "accentué de fanatisme ou d'ignorance, le Parti clérical a le mieux disséminé ses oeuvres, le mieux aussi consolidé son influence et son autorité.
B. - La topoi^raphie du sol et la répartition des œuvres
La structure géologique du sol belge est très variée dans son ensemble et présente des caractères différentiels d'après les régions, exerçant une influence prépondérante sur la valeur, aussi bien que sur le mode de culture de celles-ci.
Du Nord au Sud, le pa\s est subdivisé en six zones superposées pour ainsi dire parallèlement.
Les Œuvres sociales et économiques. c37
On peut se les représenter de la manière suivante, au point de vue de l'étendue :
Les Polders ....
97,304 hectares
La zone sablonneuse
La zone limoneuse .
Le Condroz ....
L'Ardenne
La zone jurassique .
Total . . .
2,945,51 5 hectares
La composition géologique de ces diverses zones est une des causer, déterminantes de l'économie rurale des régions que celles-ci occupent.
Les qualités de la terre, sa compacité plus ou moins grande, son degré de perméabilité, sa richesse en principes minéraux, les ondulations du sol, sont autant d'éléments qui orientent la culture, partant, la vie économique, puis politique des populations des campagnes .
L'habileté des catholiques s'est appliquée, de bonne heure, à dégager les particularités propres à chacune des régions et à y édifier les œuvres les mieux adaptées à leurs besoins.
La répartition des œuvres est ainsi intimement liée à la topographie du sol. L'étude des particularités du sol ne sera c.ependant étudiée ici que d'une façon sommaire, le cadre de notre travail nous confinant dans des limites trop étroites pour que nous puissions les décrire dans toute leur ampleur.
Le Ministère de l'Agriculture, mettant ses bureaux, ses fonctionnaires et ses agronomes à la disposition des militants catholiques, fut de bonne heure à même de signaler à ceux-ci les intérêts qu'il fallait incorporer au sein des œuvres. Les subsides €t encouragements de toutes espèces ne firent point défaut ; l'enrôlement des masses rurales se fit sous les prétextes les plus variés.