Ecoles de laiterie pour jeunes gens
i""*: année . . . 80 60 40
Presque toutes ces bourses — représentant un total annuel de 20,000 francs, — aussi bien donc que les subsides aux écoles et sections agricoles, servent à la formation cléricale et... agricole des jeunes gens et jeunes filles. En échange de la sollicitude gouvernementale, ces élèves deviennent autant d'hommes d'oeuvre faisant éclore partout les organisations rurales renforçant l'action politique des catholiques. Le Rév. P. Vermersch n'est pas du tout gêné pour en faire l'aveu : « Ces établissements, écrit-il, ont grandement contribué au développement de l'esprit d'association. L'union entre camarades a facilité l'éclosion de sociétés et de syndicats. La section de Thielt, notamment, exerça cette influence dans l'arrondissement. Ils deviennent notamment des centres de consultation et d'information, et leurs professeurs se distinguent comme conférenciers. »
Une fois de plus, il est ainsi établi que tout le personnel de l'Etat est à la disposition du Parti catholique pour créer des œuvres inaccessibles aux anticléricaux et destinées à les éloigner du pouvoir.
En 1910, déduction faite des sommes allouées au personnel enseignant des quatre institutions officielles (Gembloux, Gand, Vilvorde er Huy), il a été dépensé pour l'enseignement agricole et horticole 443,550 francs, dans des conditions susceptibles de renforcer l'influence cléricale dans les campagnes.