Arch. munic. Rennes. Registre D x, fol
3. Boulet, sous-préfet de Saint-Malo, à Borie, 2 pluviôse an IX (22 janvier 1807). Arch. dép., 16 M 27 M. Rocquain ayant analysé le rapport! de Barbé-Marbois, dans son ouvrage État de la France au 18 brumaire (p: 70-127), je n’utilise ici que les pièces qu’il n’a point citées.
4. J'ai complété 1ci les indications du dossier Barbé-Marbois par celles que fournit un élat de répartition des troupes, signé de Bernadotte le 28 fructidor an VIII (15 septembre 1800). Archives de la guerre.
1° division à Belle-Isle, général Quantin, avec les deux généraux de brigade, Duthil et Siscé, pour 4 bataillons d'infanterie.
2° division. Finistère, général Desbureaux, avec les brigadiers Mennier et Lalance (11 bataillons).
9° division. Morbihan, général Hédouville, avec les brigadiers Rouland, Beyssac, Grigny, pour 7 bataillons.
4° division. Côtes-du-Nord, deux généraux de brigade, Gratien et Dufresse, pour 3 bataillons et 2 escadrons.
5° division. Ille-et-Vilaine, général de division Tilly, avec 3 brigadiers, Simon, Paradis, Humbert, pour 3 000 hommes de troupes.
Le général en chef avait 6 aides de camp, chacun des divisionnaires, 2; on comptait de plus comme adjoints à l'état-major général, 8 adjudants commandants, 2 chefs d'escadron, 6 chefs de bataillon, 3 capitaines, 2 lieutenants, 2 sous-lieutenants ; il faut y joindre encore 9 officiers adjoints aux adjudants commandants, 12 capitaines et 3 lieultenants simplement qualifiés d'aides de camp, sans attribution précise de service; au total environ 61 officiers détachés dans les états-majors, pour un effecuf de troupes fort restreint”, et Barbé-Marbois constate que les officiers sans troupes sont payés fort exactement et de préférence aux soldats dont la solde ne cesse de s’arriérer ”.
D'ailleurs les registres des receveurs civils sont aussi négligés que la comptabilité militaire, et l'administration préfectorale donnait parfois dans certains départements le fâcheux exemple d’un absolu mépris des formes légales. Tous les préfets n'avaient pas les scrupules de Borie. € La dernière administration centrale et le préfet du Morbihan ont fait sortir des caisses du receveur général pendant l'an VIIL jusqu'à 822029 francs. C’est avec fracas, avec tout l’appareil des armes que ces violences ont été exercées. Un agent de la trésorerie qui voulait en thermidor dernier s'y opposer a été menacé de prison et exposé à toutes sortes de violences”. »
C'est ainsi que Barbé-Marbois apprécie fort sévèrement les débuts de la gestion financière de certains préfets; au contraire il rend justice à Borie, à son extrême soucide la légalité et ne le rend nullement responsable des irrégularités ou négligences commises par les adminis-