‹ Le Régime Consulaire en BretagneChapitre 121 sur 221 · Bulletin des Lois, Ile série. B · texte numérisé non relu

Bulletin des Lois, Ile série. B

2. Loi du 28 messidor an IV (16 juillet 1596). Bulletin des Lois, IIe série, B. DO DD: 3. Registre du Conseil général, an VITE, fol. 12, ou Arch. nat., Fë rr. Ille-et-Vilaine, 1.

tements puisqu'ils peuvent répartir entre eux le produit de la rétribution fournie par les élèves (titre IT, art. 7°). Mais cette rétribution pourrait gêner certaines familles et restreindre le nombre de leurs auditeurs ; aussi n’hésitent-ils pas, malgré la modicité de leurs ressources, à demander eux-mêmes que la rétribution annuelle soit encore réduite. Désormais, à partir de l'an VI, on ne payera plus que six francs pour un cours et neuf francs pour deux cours ou davantage. La rétribution primitivement fixée était ainsi réduite de plus de moitié”. Le gouvernement rendait justice aux efforts de l'administration départementale et des professeurs. Dans une cireulaire du 20 fructidor an V (6 septembre 1797), François de Neufchâteau, ministre de l'Intérieur, écrivait : « On s’est attaché dans le premier moment à combattre les écoles centrales avant de constater ce qu'elles pouvaient faire. On doitsavoir gré aux professeurs de n’avoir ralenti leur zèle ni par le défaut de moyens qui a trop souvent arriéré leurs faibles traitements, n1 par la fausse idée et l’injuste prévention qui calomniait leurs travaux avant même leurs résultats *. »

Les professeurs d'Ille-et-Vilaine pouvaient prendre leur part légitime de ces éloges qu'ils méritaient entre tous. Désireux de vaincre ces préventions de l'opinion publique, dont parle le ministre, si peu justifiées à leur égard, ils voulurent montrer les résultats de leur enseignement dès cette première année et décidèrent de continuer une tradition de l’ancien collège, celle des exercices publics. C'étaient des compositions finales d'un genre particulier, restreintes aux meilleurs élèves de la classe et uniquement orales ; elles précédaient la distribution des prix. Plusieurs élèves y prenaient part, exposaient l’enseignement de leur maître, s’adressaient tour à tour diverses questions et le professeur intervenait pour diriger la discussion et conclure. On résumait ainsi l'instruction de toute une année en présence d’un grand nombre d’auditeurs conviés à ces débats littéraires ou philosophiques. Les professeurs de l'Ecole centrale rétablirent ces exercices terminatifs qui eurent lieu les 4 et 5 fructidor an V (21 et 22 août 1797) °.

1. Arch. dép., 2 T 1. Rapport de l’adm. centrale au ministre de l'Intérieur, 27 vendémiaire an VI.

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