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CHAPITRE XII

L'APAISEMENT RELIGIEUX L'APPLICATION DU CONCORDAT DANS L'ILLE-ET-VILAINE

SOMMAIRE

ll. > Bonaparte veut compléter l’organisation de l'an VIIT par la création d’une

Eglise d'Etat. Pour centraliser à Paris les affaires du culte, il établit une direction ecclésiastique, dont le conseiller d'Etat, Portalis, devient titulaire. M. de Maillé est désigné pour l’évèché de Rennes (9 avril 1802).

IT. — Caractère du nouvel évêque très hostile au clergé constitutionnel. Résistance de l'abbé Bernard, curé de Notre-Dame de Vitré. Le préfet ne peut guère résister aux prétentions épiscopales pour ne pas retarder l’application générale du Concordat si chère au Premier Consul. Répartition nouvelle des cures et des succursales. Querelles des deux clergés. Troubles à Vitré, à Fougères, à Bazouges-la-Pérouse. Tableau des 342 paroisses et comparaison avec

IIT. — Le clergé insermenté l’emporte de beaucoup dans la nomination des. nouveaux pasteurs des paroisses (324 réfractaires, 15 constitutionnels). Ce résultat est d’ailleurs conforme aux vœux des populations. Il ÿ a pourtant quelques exceptions. Histoire de lapplication du Concordat dans la petite commune de Trémeheuc.

IV. — Quelques mots sur le schisme de la Petite Église qui compte un groupe d’adhérents à Fougères. Rétablissement des presbytères et des fabriques.

I. — Bonaparte qui voulait placer la société française dans la dépendance d’une vaste hiérarchie de fonctionnaires, surveillés eux-

Bibliographie.

À. Archives départementales.

8 M 2 (Documents de police. Commune de Trémeheuc). 16 M 55 (Correspondance du préfet en l’an X).

mêmes par une autorité centrale des plus ombrageuses et une volonté despotique ne pouvait admettre la séparation de l'Église et de l’État avec le libre développement des groupes religieux. Il lui fallait compléter l'édifice de l'an VIIT par une Église d’ “État et les affaires religieuses devaient prendre le rang exact qui leur serait assigné parmi les services publics. Du jour où les négociations progressèrent sérieusement avec la cour de Rome, le premier Consul voulut centraliser toutes les affaires du culte, en créant à Paris auprès du gouvernement, par un arrêté du 14 vendémiaire an X (6 octobre Re une direction ecclésiastique. Un conseiller d’ État serait chargé de toute cette administration. Il travaillerait directement avec les consuls, leur présenterait tous les projets de loi, toutes les décisions concernant l’ Église ; il proposerait à la nomination du premier Consul tous les ministres des cultes. Cette création d'emploi marquait le début du grand travail de réorganisation qui allait s'étendre à la France entière. Le 16 vendémiaire (8 octobre) Portalis fut désigné pour ces importantes fonctions".

Dès le 2 brumaire (24 octobre) Portalis annonce à Bonaparte qu'il lui présentera bientôt le résultat de son travail sur l’organisation du culte catholique. Ce travail avait d’ailleurs été inspiré d'une façon très directe par le premier Consul qui avait dicté à Portalis le plan

16 M 56 (Correspondance du préfet en l’an XD. 1 V1, 2, 87 (Documents relatifs à l’organisation du clergé). 2 V3, 15 (Conduite du clergé).

4 V x (Organisat:on des fabriques).

B. Archives nationales.

AF1v, 1044, 1045, 1053 (Rapports du ministre des Cultes. Affaires locales Ouest). AF1v, 1418 (Pièces ministérielles relatives aux cultes).

FT, 3503, 7305 (Dossiers de police).

29 DocuuexTs CONTEMPORAINS IMPRIMÉS.

Bulletin des Lois, Ie série, passim.

Correspondance du curé Bernard’ de Vitré avec M. de Maillé, évêque de Rennes, 1803,

Vitré (Bibl. nat., Ld #t/A193).

30 Livres RÉCENTS.

Delarue, ouv. cité.

Paris Jallobert (abbé), ouv. cité.

Uzureau (abbé), Les premières applications du Concordat dans le diocèse d’ Angers (Bibl. nat., LA 3/478).

Ce de Corson (abbé), Pou:llé historique de l’archevéché de Rennes. Latreille, Après le Goncordat, in-16, 1910 (Bibl. nat , 8 La 7/162).

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