‹ Le Régime Consulaire en BretagneChapitre 183 sur 221 · Bulletin des Lois, III° série. B · texte numérisé non relu

Bulletin des Lois, III° série. B

écoles primaires: on ne faisait rien pour elles, et l'instruction élémentaire était abandonnée au caprice, au bon vouloir des municipahtés. Comme l'écrit Thibaudeau «on semblait redouter que la masse du’ peuple fût trop instruite ». L'enseignement secondaire était d'abord abandonné aux particuliers pour Le premiers éléments par la création des écoles secondaires communales. Les Écoles centrales étaient supprimées et la loi établissait pour le complément de l'instruction secondaire les Lycées dont les emplacements devaient être ultérieurement ‘désignés. Cette première réforme allait conduire quelques années plus tard à la création de l’Université impériale.

Comme des arrêtés consulaires devaient désigner les villes où seraient créés les nouveaux lycées, les assemblées délibérantes d'Illeet-Vilaine s’empressèrent de formuler leurs vœux et de réclamer pour Rennes un des futurs établissements d'instruction. Le conseil général dans sa session de l’an X rédigea, d'accord avec le conseil municipal de Rennes, une pétition au gouvernement pour obtenir dans la ville la création d’un lycée et a deux écoles spéciales, l’une de droit, l’autre de médecine. Le préfet fut chargé de la transmettre au ministre de l'Intérieur. Les conseillers généraux invoquent dans leur rapport des motifs qui pourraient encore être présentés aujourd'hui en faveur de Rennes avec la même opportunité, tant il est vrai que la vieille cité bretonne n'a pas vu changer malgré tout un siècle ses conditions primordiales d'existence. Elle a toujours besoin comme autrefois d'établissements publics. C’est une ville administrative et universitaire. Avant même la promulgation de ia loi de floréal, dès le 27 pluviôse (16 février) l'administration municipale de Rennes avait sollicité la bienveillance du gouvernement espérant qu'il n'oublierait pas les services rendus à la République durant l'époque troublée de la Révolution. Dans sa séance du 26 messidor (15 juillet), la ville offrit pour établir le nouveau lycée les bâtiments de l’ancien collège qui pouvait recevoir 600 pensionnaires. Le prix modique et l'abondance de toutes les denrées permettrait de fixer à la somme de 5oo ou 600 francs au plus le montant de la pension pour l’entretien de chaque élève”.

Ces sollicitations justifiées par l'importance de la ville eurent naturellement gain de cause. Par l'arrêté du 24 vendémiaire an XI (16 octobre 1802), un lycée devait être établi à Rennes dans le cou-

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