‹ Le Régime Consulaire en BretagneChapitre 184 sur 221 · Arch dép · texte numérisé non relu

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rant de l’an XI'. Cependant par mesure transitoire pour permettre l’organisation du lycée, les écoles centrales de Rennes, de Vannes, de Saint-Brieuc, de Quimper et de Nantes, devaient rester ouvertes jusqu'au 1* messidor an XI (20 Juin 1803). L'école centrale de Rennes qui comptait encore au mois de pluviôse an X 180 élèves”, voulait terminer sa carrière dans des conditions honorables. Les professeurs se décidèrent trop tardivement à intervenir auprès de Mounier pour obtenir de lui un arrêté qui mettrait dans l’école plus d'ordre et de discipline. Les écoles centrales manquaient en effet de direction ; elles ne connurent pas cette solidarité qui fait la force des établissements appartenant à un même d'ordre d'enseignement ; des professeurs bien intentionnés ne proposèrent à l'autorité préfectorale les moyens d'amélioration indispensables, qu'à l'heure du grand péril, lorsque la cause des écoles centrales était perdue. D’après laârrêté de Mounier on décida qu'avant l'ouverture des cours les différents examens d'entrée seraient faits par les professeurs en présence du Jury d'instruction. Les élèves devaient déclarer quels étaient les cours qu'ils se proposaient de suivre : les examinateurs décideraient, d'après l’examen, s'ils étaient aptes à profiter de tel ou tel cours, en les empêchant de suivre trop de cours à la fois. Ils seraient tenus d'assister régulièrement aux cours pour lesquels ils seraient inscrits, sous peine d'exclusion *.

Il. — Durant cette dernière période d'activité de l'École centrale une commission spéciale devait se rendre à Rennes pour préparer l'organisation du lycée de concert avec le préfetetle maire de la ville. Les instructions générales devaient venir de Paris où résidait le directeur de l’enseignement public, fonction nouvellement créée à parür de l'an X ; le premier ütulaire avait été Rœderer qui prit une grande part à la rédaction de la loi de floréal ;: quand il devint sénateur le 27 fructidor an X, il fut remplacé par Fourcroy, ancien conventionnel, ancien montagnard, devenu comme tant d’autres, courtüsan très docile du 1° Consul. D'après une lettre de Fourcroy à Mounier‘, la commission spéciale qui opérerait en Bretagne devait

1. Bulletin des Lois, IITe série. B. 286. 2793. Par le même arrêté des lycées étaient établis à Bruxelles, Lyon, Moulins, Mayence, Turin et Bordeaux.

2. Mathématiques, 70. Dessin, 58. Grammaire générale, 26. Législation, 23. Histoire, 19. Langues anciennes, 18. Physique, 17. Belles-Lettres, 14, Histoire naturelle, 11. Au total 256, mais plusieurs suivent différents cours. Il n’y a que 180 inscrits.

3. Arch. dép., 2T 1. Arrêté du 25 vendémiaire an XI (17 octobre 1802).

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