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laires. Les séances eurent lieu dans la chapelle du lycée le 23 thermidor an XII (11 août 1804) de 3 à 6 heures pour les mathématiques et le 26 (14 août) pour la partie littéraire. La distribution des prix servit de clôture solennelle à ces séances le 28 thermidor (16 août) à 5 heures du soir. Le programme ‘ de ces exercices publics est curieux à consulter parce qu'il indique les matières de l’enseignement donné au cours de l’année, au moins pour les classes de lettres. On y remarque l'absence totale des études historiques et la faiblesse de l’enseignement géographique. Un seul professeur Rabillon, qui d’ailleurs avait enseigné l’histoire à l'Ecole centrale, se plaint de l'absence de cartes géographiques. On constate par contre la prédominance exclusive des études latines comme dans l’ancien collège des Jésuites. Quant au choix des textes d'explication, il faut reconnaître qu'il est habilement gradué: nos programmes les plus récents du 31 mai 1902 proposent à peu de chose près les mêmes auteurs latins dans les classes correspondantes”.
III. — La Convention avait commis une faute très sérieuse em n'établissant aucune école intermédiaire entre l’école primaire élémentaire et l'Ecole centrale. Les anciens collèges disparus furent remplacés par une foule d'établissements privés d'importance très diverse. Là enseignaient des maîtres de pension qui étaient le plus souvent d'anciens prêtres ou moines. La base des études était naturellement le latin. Comme le déclarait Ræœderer 1l était impossible pour les finances de l'État de recréer tous les anciens collèges et 1l était équitable de laisser subsister les nouvelles maisons particulières. d'éducation qui & nées récemment du besoin général se sont élevées à la demande des pères de famille sous la direction d'instituteurs avoués par leur confiance”. » La loi du 11 floréal an X donna à ces établissements le nom d'écoles secondaires, c’est-à-dire donnant l'enseignement du second degré consécutif au primaire et préparatoire à celui des lycées. Cet enseignement était donc abandonné à l'initiative particulière ; 1l était simplement soumis à la surveillance du préfet. Bonaparte désireux, non pas de constituer un enseignement vraiment national, mais de plaire à la bourgeoisie, avait décidé