‹ Le Régime Consulaire en BretagneChapitre 195 sur 221 · Arch. dép., 6R · texte numérisé non relu

Arch. dép., 6R

4. Arch. dép., 13 P 5o. Rapport du recéveur général des finances au préfet (13 no-

vembre 1804).

tinuer chaque année durant les cinq jours complémentaires. L'Illeet-Vilaine, qui n'avait point figuré à l'exposition de l'an IX’, prit part à celle de l'an X. Mounier avait vivement engagé les fabricants du département à exposer leurs produits. Plusieurs répondirent à son appel et furent récompensés par le Jury. Les frères Pottier de Saint-Malo et M"° veuve Saint-Marc de Rennes obtenaient des mentions honorables : Sollier fils et Delarue de Rennes recevaient des médailles de bronze”. Les frères Pottier dirigeaient à Saint-Malo une fabrique d'hameçons qui fournissait avant la Révolution tous les ports de la Normandie et de la Bretagne, mais avait beaucoup souffert de la longueur des hostilités avec l'Angleterre depuis 1793. Les autres négociants avaient envoyé des échantillons de toiles de leurs manufactures. Sollier fils et Delarue dirigeaient l'important établissement de la Pilletière à Rennes. Cette manufacture où l'on fabriquait la toile à voiles était située faubourg de Paris. Elle avait été créée en 1749 et érigée l’année suivante en manufacture royale. On s’y occupait exclusivement de fournir aux commandes de la marine de l’État. En 1790 un prêtre, l'abbé Caron, en était propriétaire. Il émigra et l'établissement fut abandonné jusqu’en l'an VIT; alors les négociants Delarue et Sollier en devinrent fermiers pour une période de neuf ans ; ils y faisaient travailler environ trois cents ouvriers et ouvrières *.

Un arrêté consulaire du 10 thermidor an XI (29 juillet 1803) décida la création de Chambres consultatives des arts et manufactures dans les principales villes. Les négociants de chaque cité se réuniraient et nommeraient au scrulin secret un certain nombre d’entre eux qui, sous la présidence du maire, proposeraient au gouvernement les améliorations nécessaires pour les divers métiers et fabriques. La ville de Rennes fut désignée par un arrêté ultérieur du 12 germinal an XII (2 avril 1804). Les négociants rennais nommèrent pour former la chambre consultative 6 d'entre eux: Le Boucher, Villegaudin, Petitpain, Arot, Boulanger, Brizon fils‘. D'ailleurs Bonaparte n'entendait pas laisser à ces Chambres plus d'indépendance qu'aux autres assemblées de l'époque ; il tenait à les garder en tutelle, ne leur permettant que l'expression timide et res-

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