Voir chapitre x
3. Arch. nat., B1730 À, sur-le registre déposé au grefle du tribunal d’appel, il y a 63 votes affirmatifs et 1 négatif, celui de Codet.
lutter contre l’inévitable. Ne soyons d’ailleurs pas trop sévères pour ceux qui donnèrent leurs suffrages à l’homme favorisé de la fortune que la victoire ne cessait de combler de ses dons; en approuvant la politique et les ambitions de Napoléon, beaucoup d’entre eux crurent sincèrement travailler à la prospérité et à la grandeur de la France. Ce fut certainement la pensée de tous les députés d'Ille-et-Vilaine, anciens ou récents, Corbinais, Rallier, président de l'assemblée cantonale de Fougères et l’ancien préfet Borie, qui vint voter au secrétariat de la mairie de Rennes.
Le 11 prairial an XII (31 mai 1804) Mounier jure officiellement fidélité au nouvel empereur. C’est le dernier acte important de sa vie politique. Sa signature est tremblée, presque sénile'. Depuis longtemps déjà sa santé demeurait précaire ; le climat humide de la Bretagne, l'atmosphère souvent lourde de Rennes, ne convenaient guère à son tempérament de dauphinois, avide de l’air vif des hautes montagnes. Les fatigues incessantes d’une administration très chargée avaient achevé de le débiliter. Au début de 1805 Napoléon l'appelait au Conseil d'État et le remplaçait à la tête du département par Bonnaire, déjà préfet de la Charente.