INTRODUCTION VII
cédé à l'orage, pourront s'occuper en paix du bonheur de leurs concitoyens‘ ! »
A cette première parte se trouvent joints quatre tableaux. Un premier tableau concerne la première organisation du département en 1790 d’après les travaux du comité de division de l’Assemblée constituante, districts, 79 cantons, 343 paroisses (Tableau A). Un second tableau présente les modifications de cette organisation en l'an III (1799) avec les 84 administrations cantonales. J’y indique les présidents de cantons, les commissaires du Directoire exécutif près les municipalités cantonales et les chiffres de la population pour chaque commune en 1789, l'an VIIT et l'an XII (Tableau PB). Un troisième tableau donne le relevé de tous les armements en course des ports de Saint-Malo et Saint-Servan de l'an I à l'an X (paix d'Amiens) ; les noms des armateurs y figurent avec ceux des capitaines des bâtiments -corsaires et l'indication des prises. Cette liste permet d'apprécier l'activité des armateurs malouins durant cette période de lutte (Tableau C). Le quatrième tableau présente les résultats du plébiscite de nivôse an VIIT pour l'acceptation de la constitution consulaire. Le détail en est donné par arrondissement. On y constate le faible nombre des votes émis: un cinquième à peine des citoyens en âge et en état de faire connaître leur sentiment, a pris part à cette con-. sultation populaire. Les votes approbatifs sont ceux des patriotes, des républicains décidés qui mettent leur espoir en Bonaparte; la majorité est aux abstentionnistes, c’est-à-dire aux royalistes qui luttent encore les armes à la main, et aux habitants des campagnes, terrorisés, défiants, qui veulent attendre la réalisation des promesses du nouveau gouvernement (Tableau D).
Une seconde partie comprend sept chapitres (de IV à XI); j'y expose les principaux événements de la préfecture de Borie. Le premier préfet d’Ille-et-Vilaine n’était pas un étranger pour le département qu'il allait administrer ; il avait été président du Directoire d’Ille-et-Vilaine en 1790. Gagné de bonne heure aux idées de Montesquieu et des réformateurs politiques, il appartenait à cette première génération de la période révolutionnaire dont les représentants formèrent la majorité à la Constituante et à laquelle le Premier Consul fit de préférence appel, parce que sa présence aux affaires paraissait un gage assuré pour la politique d’apaisement qu ‘il préconisait. Borie fut l'administrateur sagace et prudent que réclamait une période de transition.