Féburier, ouv. cit., p
bourgeoisie pour défendre des institutions avilies et se lever contre la fortune de Bonaparte". » Tous ceux qui voulaient le triomphe et le maintien des institutions républicaines furent heureux de voir diriger la France par le général qui avait défendu la Convention au 13 vendémiare an IV, et rédigé en Italie tant d'adresses menaçantes pour les royalistes. « La masse de la nation ne demandait qu'une chose, la sécurité de l'existence et le prix, quel qu'il fût dont il lui faudrait l'acheter, avait d'avance son acquiescement. Si cette situation ne justifie pas le coup d'État de brumaire, elle fait comprendre comment il put réussir”. » Dès le 22 vendémiaire (14 octobre) l'annonce du débarquement de Bonaparte à Fréjus avait provoqué l'enthousiasme dans certaines cités du département. À Saint-Servan, par exemple, l’administration municipale € considérant qu'un événement aussi important pour la République, méritait d'être publié avec la plus grande pompe », avait convoqué toutes les autorités civiles et militaires de la commune, afin de publier solennellement la nouvelle. Le général de division Lespinasse, qui avait servi à l’armée d'Italie, fut chargé d'écrire à Bonaparte pour lui faire connaître la cérémonie célébrée en son honneur *.