‹ Le Régime Consulaire en BretagneChapitre 69 sur 221 · C. Archives nationales · texte numérisé non relu

C. Archives nationales

F1B 1 156/32 (Dossier de Borie).

F1B 11. Ille-et-Vilaine, 2 (Pièces diverses). FT 9717 (Rapports de Borie à Fouché).

AF1v 911, 1590, déjà cités.

D. Archives historiques de la guerre.

Correspondance citée.

20 LIVRES RÉCENTS Adolphe Robert et G. Cougny. Dictionnaire des parlementaires français (Bibl. nat., L'6/r126).

1. Le dossier de Borie aux Archives nationales est insignifiant. Il ne nous à fourni qu'une pièce dont nous parlerons au chap. X Répertoire de Kerviler, déjà cité, tome IV, p- or. Adolphe Robert et Gaston Cougny. Dictionnaire des Parlementaires français, I, P- 399.

autorité et distinction les droits du Tiers et rehaussa la dignité de son ordre en remplissant ses fonctions d’une manière fastueuse ; il employa ainsi tous les fonds qui lui étaient accordés par le gouvernement royal pour ses dépenses de président. Aussi dans leurs dernières séances en 1789 le tiers État et l'assemblée de la sénéchaussée voulurent également lui témoigner leur reconnaissance en décidant par une délibération spéciale, qu'ils chargeraient leurs députés à l'assemblée nationale de faire des démarches pour procurer à leur ancien président un poste avantageux. Borie déclina ces propositions si flatteuses pour lui, préférant accepter la conduite du nouveau directoire de département, fonction entièrement gratuite, mais qui lui permettait de demeurer parmi ses concitoyens. Ce directoire fut composé de la manière suivante en 1790 :

Président : Borie.

Membres : Robinet l’ainé, avocat à Rennes ; Bertin, avocat à Rennes ; La Grezillonnaye, chanoine de St) Malo ; Thomas de Maurepas, avocat, maire de Vitré ; Jean Hamelinaye, sénéchal, maire de Montauban ; Gaucher, avocat à la Guerche ; Roumain de la Rallais ; Her avocat à Vitré.

RE syndic : Petiet.

Sécrétaire : Legraverend.

Borie présidait l'assemblée électorale du nouveau département le 1® mars 1791 lorsqu'elle nomma Le Coz évêque métropolitain du Nord-Ouest de la France *. Il appartenait à cette première génération de la période révolutionnaire dont les représentants formèrent la majorité à la Constituante et qui espérait terminer promptement la Révolution en donnant à la France les institutions libérales de l’Angleterre célébrées depuis un demi-siècle par Voltaire, Montesquieu et les Encyclopédistes. Borie avait été gagné de bonne heure aux idées nouvelles. « Dès l'aurore de la Révolution, écrit-il, j'avais embrassé avec ardeur la cause de la liberté et des droits de la nation”. » Mais il restait comme Mirabeau, Mounier et tant d’autres, très respectueux des traditions. Il voulait présider lui-même à la mise en mouvement des nouveaux organes administratifs dont la Constituante venait de doter chacun des départements nouvellement créés. Une telle innovation ne pouvait être accueillie qu'avec méfiance dans la vieille région bretonne si tenace du passé, et le président du directoire d'Ille-et-Vilaine connut bientôt les attaques de tout genre ; beaucoup de ses amis l’avaient renié comme coupable d'un libéralisme excessif

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