Saint-Yves et Chavanon, ouv. cité, p
3. Procès-verbaux des séances du Conseil municipal de Dol, 4e session, 15 pluviôse an [X (4 février 1801). Le Conseil se composait alors de Villalard, notaire et maire, Hervoche, propriétaire, Sebire, ancien député, Pinoul, notaire, Cousin, pharmacien, Deloze, pharmacien, Hénault et Douet, bouchers, Le Poitevin, de La Noë, Lecarlatte, Salmon,
Ce vœu ne fut pas accueilli en haut lieu, car sa réalisation aurait quelque peu bouleversé l’économie de la politique consulaire. A notre époque de transports rapides la question du domicile permanent d’un représentant a beaucoup moins d'importance. Sous le Consulat au contraire, par la difficulté et la lenteur des communications, un conseiller d’un canton éloigné, Antrain, Fougeray, Bain, Saint-Méen, se serait trouvé trop distant de l'influence préfectorale : il aurait pu prendre quelque autorité inquiétante ou quelque initiative, se trouvant à l'écart du centre administratif qui doit être maintenant la source unique de toute vie régionale. Aussi le premier consul a porté de préférence son choix sur les notables du chef-lieu : le préfet connaîtra mieux des collaborateurs qui sont retenus à Rennes par leurs intérêts les plus immédiats et pourra plus facilement les dominer. Une fois formé, le Conseil général variera peu, quant à sa composition, pendant le Consulat et l'Empire. Bonaparte aime à voir ses préfets entourés des mêmes notables; 1l gagne ces derniers par des faveurs diverses ; il veut connaître leurs caractères par les rapports exacts de ses représentants comme il connaît les officiers de la Grande Armée. Sans doute cette trop longue permanence des mêmes conseillers peut présenter des inconvénients. On constate chez ceux d’Ille-et-Vilaine une évidente partialité contre certaines créations de la Convention; ils méconnaissent les écoles centrales et dédaignent trop l'instruction primaire". Mais ces défauts n'excluent pas les mérites réels. Les conseillers généraux purent s'occuper de certaines œuvres avec une continuité qu'on ne rencontre pas toujours dans les assemblées trop souvent modifiées par les caprices et les surprises d'élections fréquentes. GCelte continuité était surtout nécessaire au lendemain de la grande révolution qui avait bouleversé tant d’existences et durant laquelle on avait vu tant d'hommes se succéder presque sans arrêt, emportés par les changements sociaux ou victimes des discordes civiles. L’Ille-et-Vilaine avait besoin d’assemblées régulières, formées d'hommes disposés à seconder les vues du gouvernement dans l'œuvre réparatrice qu'il avait promise à la France et surtout à la Bretagne si cruellement éprouvée. Lorsque Bonaparte était guidé dans l'exercice de son plein pouvoir par l'opinion d’un préfet dévoué au bien public,
Juhel la Plesse, Lair, cultivateurs-propriétaires, Foligné, laboureur, Corbinais, ancien député, Ducognet, ex-commissaire du Vivier, Tallon, officier de santé, Keller, officier retraité, Lecomte, notaire, Lemercier, préposé aux travaux des marais de Dol; Bourseul, négociant.