A LA VEILLE DES CORPORATIONS
Depuis 1926 jusqu’à la création des Corporations, l’organisation syndicale fasciste se développe en conservant la même physionomie.
A la veille de la loi de 1934, elle comprenait :
À la base, des associations de premier degré, ne dépassant pas le cadre de la province : « Associations syndicales », patronales et ouvrières et « unions » (ou « fédérations ») qui groupaient plusieurs associa-
tions syndicales de la même province.
Au-dessus, les associations supérieures compre-
naient :
a) Au 2€ degré, des « Fédérations » qui pouvaient être communales, provinciales, régionales ou nationales.
b) Au 3€ degré, des « Confédérations » groupant plusieurs fédérations. Elles pouvaient être provinciales, régionales ou nationales. Le nombre de ces dernières avait été limité à treize : six pour les employeurs et six pour les salariés (industrie, agriculture, commerce, transports maritimes et aériens, transports terrestres et navigation intérieure, banques) plus une pour les artistes et les professions libérales.
c) Au sommet, enfin, deux « Confédérations générales » une pour les employeurs, une pour les travailleurs et les professions libérales.
EN OUSe
La liaison entre l’ensemble de ces organisations et l'Etat était assurée par le « Ministère des Corporations » et le « Conseil national des Corporations » créés par un décret royal du 2 juillet 1926. Nous étudierons le fonctionnement de ces deux organes
administratifs dans la deuxième partie.
Ainsi, dès 1926, on parle déjà des Corporations. Un Ministère et un Conseil sont même chargés des questions corporatives, mais à la base de l’organisation syndicale, 1l y a encore opposition entre les intérêts patronaux et ouvriers. La loi du 5 février 1934 va avoir pour but d’en opérer la fusion.