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veulent remettre l’organisation de la production aux mains des Trade-Unions. En Allemagne, ils se sont contentés de poser par la loi du 23 mars 1919 le principe de la socialisation du charbon et des forces hydrauliques et en ont remis à plus tard la réalisation. En France même, au Congrès de Grenoble en février 1925, M. Dumoulin s'est indigné que l'on voulut faire de « l'État le dispensateur de toutes les choses dont le travailleur peut avoir besoin ».
Plus instruits, plus compréhensifs les ouvriers ne vivent plus sur les anciens préjugés marxistes de la concentration des fortunes. Convaincus de l'incapacité de l’État, ils ne réclament plus comme autrefois la destruction du régime capitaliste et le partage de ses dépouilles. Ils veulent surtout être associés au pouvoir de direction, obtenir en un mot le « droit de contrôle ».
À l'heure actuelle, les bolchevicks sont les seuls adeptes du collectivisme marxiste. Après l'avoir appliqué avec rigueur de 1917 à 1921, ils durent devant le fiasco de leur politique de production renoncer à ce « communisme de guerre » et se soumettre plus ou moins aux lois de la production capitaliste, Nous voyons aujourd’hui en Russie se former et apparaître une nouvelle mentalité individuelle et collective résolument opposée au programme et à la politique communiste. « Un élément petit bourgeois » est créé. Il à une force si agissante que le pouvoir des soviets est obligé de céder sur ses principes et commence à évoluer vers l'instauration de l'économie capitaliste privée, pure et simple (Zagorsky).
La prise en mains par l’autorité publique de la direction de