FE
— At —
lactée est insuffisante pour satisfaire leurs besoins énergétiques. Un supplément de surxe leur €st indispensable. Le babeurre actuellement donné aux débiles à la Salpétrière contient 13 % de sucre de canne. Le régime habituel leur apporte donc 9 % de sucre. Certains pédiatres préfèrent au saccharose le lactose. Ces deux sucres sont aussi facilement assimilés et l'effet laxatif du lactose reconnu autrefois par Péhu légitime l'emploi du sucre de canne.
Nous avons vu que les acides aminés et certains sels, donnés en quantités minimes, ont dans le métabolisme et la croissance un rôle important. Ce sont de véritables facteurs de croissance, indispensables à l'organisme du prématuré. Hopkins, Mac- Collum et Davis, Funk, ont montré que d’autres substanc, les vitamines, dont la nature chimique est encore inconnue, présentés en quantités faibles, sont nécessaires à la croissance. — Leur absence a pour conséquence des maladies graves de la nutrition. Il est rare de constater une telle avitaminose mais, si un régime quelconque n'est jamais absolument privé de vitamines, il peut les posséder en quantité insuffisante et lo’rganisme souffre de carences frustes. Ces carences, fréquentes, ont été étudiées par M. Ribadeau-Dumas (24). Il a constaté non seuelment qu’une trace de vitamines dans un régime ne sufit pas à assurer la croissance mais que, d'autre part, l'organisme a, dans certains états, besoin d’une dose de vitamines de beaucoup supérieure au taux habituellemnet suffisant.
C’est ainsi que les laits modifiés (lait secs ou
(24) Ribadeau-Dumas : Les carences frustes chez l’enfant du premier âge. Presse médicale 1931. n° 10.
concentrés sucrés), donnés exclusivement sont responsables de carences frustes, par insuffiance de vitamine C. Le surchauffage de ces laits avait été rendu responsable de la disparition des vitamines. En réalité, les vitamines supportent des températures élevées (100 et même 120°). C’est le vieillissement et l'oxydation qui paraissent plutôt les altérer. Variot affirme n'avoir jamais observé de scorbut infantile avec le lait concentré. — Comby, Lesné, Hess l'ont constaté avec des alimentations au lait concentré et au [lait sec.
L'addition de toutes les vitamines au régime est indispensable au moment du sevrage d'un prématuré, le régime se composant de laits modifiés et de farines. Un supplément de vitamines est parfois utile même lors de l'allaitement mixte où figure le lait de femme. Ce lait contient en principe toutes les vitamines. — Mais sa teneur en ces substances dépend de l'alimentation de la femme puisque l'organisme humain est incapable de produire des vitamines. — Le lait maternel lui-même peut donc être carencé.
Le besoin de vitamine B. des prématurés paraît. grand. Cette vitamine favorise particulièrement la croissance, puisque vitamine d'utilisation nutritive ; elle est plus spécialement un facteur d'utilisation des glucides qui sont mal tolérées par Îles débiles. Une meilleure croissance a été parfois la conséquence d'une addition de vitamine B à des régimes de prématurés ou de débiles qui comprenaient cependant du lait de femme.
(29) Variat : Les laits condensés et leur utilisation dans
l’alimentation humaine (Les monographies techniques). Paris
is
Il est impossible de fixer le taux de vitamines utile. Il varie avec chaque nourrisson, certains prématurés n’ont besoin d'aucun supplément en facteurs de croissance, d’autres en exigent beaucoup.
La dose de vitamine A. doit être largement augmuentée au cours de l'infection, Cet état paraît causer une déperdition intense de vitamines et la vita-
-mine À, dont la carence prédispose aux infections
est un moyen thérapeutique de renforcer les défenses de l'organisme, Nous connaissons maintenant la composition
quantitative et qualitative du régime idéal des en-
fants débiles en général. Il nous reste à en exposer la réalisation pratique et son adaptation aux deux catégories d'enfants débiles : prématurés simples et débiles vrais dont la valeur physiologique est inégale, De plus, des modifications de ces régimes s’im-
posent au cours de l'infection ou quand les nour-
rissons nous sont amenés atteints de troubles digestifs.
Nous envisagerons, dans ces divers cas successivement, l'étude du régime.