‹ Le Régime Douanier de la TunisieChapitre 7 sur 39 · AUTES · texte numérisé non relu

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prises de bâtiments français et de sommes dues à la Régence à titre de contribution du Gouvernement français pour six ans, au privilège de la pêche du corail.

Guys dut s'occuper aussi des interminables démélés concernant la pêche du corail. Cette pêche était finalement devenue libre, or cette liberté impliquait l’abandon des privilèges exclusifs dont la France avait joui depuis deux siècles ; et c'est pourquoi Devoize, après le traité de 1802, avait proposé au. Gouvernement de renouveler la convention de 1790. Hamouda se refusait à tout sous l'influence des Anglais, et mit aux enchères le droit de pêche du corail.

Notre ministre, M. de Richelieu, réclame en vain, démontrant que nos privilèges ne peuvent être mis à l'encan ; de même son successeur, M. de Damas, insiste pour faire reconnaitre cette propriété comme française antérieurement acquise & l'établissement des Régences, et non pas comme une ferme révocable. Guys se heurtait aux mêmes difficultés de Ja part du Bey Hossein. Le statu quo dura jusqu’au 24 octobre 1832. Ce jour-là seulement les droits exclusifs de pêche sur le littoral tunisien furent reconnus à la France, moyennant l’ancienne redevance de la Compagnie d'Afrique : 13.500 piastres ; l’habile négociateur de ce traité était Mathieu de Lesseps, le successeur de Guys.

Douze jours après la reddition d'Alger (18 juillet 1830) le Prince de Polignac écrivait à Tunis que S. M. n'avait pas eu pour but que de venger les outrages commis par le Dey, mais encore de faire disparaitre à jamais des Régences Barbaresques les institutions qui les ont rendues, pendant plusieurs siècles, le fléau des peuples

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