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France dans le commerce total de la Tunisie s'élevait, en 1894, à 54,29 p. 100 ; celles de la France et de l’Algérie réunies à 64,42 p. 100, la part proportionnelle de la France pour les importations en Tunisie était de 54,70 p. 100, et celle de l'Algérie 4,60 p. 100.
Le rapport du 27 juillet 1897 constatait que de 1894 à 1895 la part de la France dans le commerce total avait passé de 54,29 p. 100 à 58,20 p. 100; celle de la France et de l'Algérie réunies, de 64,42 p. 100 à 65,18 p. 100; les importations françaises et algériennes en Tunisie formaient toujours un peu moins de 60 p. 100 du chiffre total, et la part de ces deux destinations dans les exportations totales était de 75 p. 100. En 1895, le marché français absorbait 97 p. 100 des exportations de vins tunisiens; 96 p. 100 des exportations de blé ; 86 p. 100 des exportations d'huile; 74 p.100 des exportations d'orge et 25 p. 100 seulement des produits auxquels la France n’accorde que le traitement du tarif minimum.
Ces progrès n'ont fait que s’accentuer (surtout les importations de France en Tunisie, depuis la réforme de 1898).
La loi du 19 juillet 1890, qui paraissait favoriser uniquement la Régence, favorisa aussi la métropole, car, à conditions égales, la Tunisie accorda la préférence aux objets manufacturés français sur les produits similaires étrangers. Le courant commercial créé par cette loi en Tunisie s’est manifesté aussi bien dans les importations que dans les exportations ; et même si l’on compare le développement des impor tations et celui des exportations, on voit que le pre-
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mier est plus régulier que le second; cela se comprend : le commerce et l'industrie de la France et des autres nations qui importent leurs produits en Tunisie sont à peu près réguliers ; la Régence au contraire est un pays essentiellement agricole ; sa production, et par suite son exportation, peuvent donc varier beaucoup d’une année à l’autre, suivant les saisons ; souvent, par suite d’une sécheresse, ou pour une autre cause (ainsi le rapport du ministre des affaires étrangères de 1899 parle de l'invasion des criquets en 1897),les récoltes sont mauvaises.
En somme la loi du 19 juillet 1890 a produit les résultats les plus heureux : le commerce général de la Tunisie s’est considérablement développé, surtout au profit de la France. |