S IT. — BASES DE LA RÉFORME
Pour accomplir cette réforme, on devait naturellement s'inspirer du système suivi en Algérie ; l'union douanière, demandée déjà lors de la discussion dela loi du 19 juillet 1890, devait être le principe du nouveau régime. — Mais l'application du tarif de 1892 à la Tunisie aurait malheureusement compromis la prospérité finnancière de notre protectorat : les droits à l'importation constituaient en effet une ressource importante pour son budget ; or les importations francaises et algériennes réunies formaient près de 60 0/0 du chiffre total des importations en Tunisie ; la franchise accordée aux produits de la métropole et de ses colonies à leur