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bande, au droit de préemption, aux restrictions d’entrée, les traités consacraient l’inviolabilité des neutres, l’abolition de l’esclavage, et renfermaient des dispositions diverses relatives à la protection des personnes et des biens des chrétiens, ainsi qu'aux devoirs impartis à ceux-ci en retour.
Si le commerce des Européens, durant cette période qui s'écoule du X® au commencement du XVI siècle s’est parfois heurté à des difficultés inévitables, il faut cependant reconnaître la sagesse, le haut esprit de tolérance et d’humanité qui présidèrent à la rédaction des traités par lesquels se régularisaient et se réglementaient les relations des chrétiens avec le Moghreb. Leur esprit libéral, dit Mas-Latrie, supporterait avantageusement la comparaison avec les principes du droit des gens pratiqué alors en Europe. On n’en saurait faire un meilleur éloge.
Ces actes diplomatiques malgré leurs imperfections et leurs lacunes, assurèrent convenablement la sécurité des personnes et la liberté des transactions. Sans doute, ils ne furent pas toujours respectés et les contractants transgressèrent parfois l’esprit et la lettre de leurs dispositions essentielles. Mais les conflits étaient vite apaisés et les litiges, en général, équitablement résolus.
Tels furent, dans les Etats Barbaresques, sous la domination arabe, le régime, la physionomie et l’impor-
tance des échanges qui semblent avoir atteint au XVe
siècle leur point culminant. La prise de Constantinople par les Turcs aura pour effet de précipiter la décadence de cette civilisation musulmanequ’avaït mûriel’intellectualité très vive des princes arabes et berbères. L’affaiblissement de la puissance et de l’autorité de ses
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souverains, va rendre bientôt la terre du Moghreb inhospitalièré aux chrétiens.