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1922 1923 1924 1925 BCIDATES Nue eue 442 qx 137 qx 102 qx 23 qx ACigarettés….,.......,| 5.016 — |°29,561 —:| 14,788 — | 3,680 — Tabacs autrement fabriqués 6 TT 10:547 7871088 "frac 190 El fé 121.2 Total (quantités)...….| 16.105 — | 66.781 — | 51.012 —— | 19.824 — | Valeurs." 15.529.000 | 58.010.000 | 51.438.000 | 17.929.000
Les expéditions ont été particulièrement actives en 1923, notamment à destination de l'Espagne qui, sur les 37.083 quintaux de tabacs autrement fabriqués (picaduras) exportés d’Algeriea reçu 34.908 quintaux pour sa seule part, soit 74 % du total des exportations.
La Régie espagnole avait souscrit avec l’industrie algérienne d’importants contrats, en échange des avantages que lui assuraït le décret du 11 septembre 1923. Ce texte a mis fin à la éontrebande séculaire s’exerçant sur les côtes de la Péninsule Ibérique en réglementant dans les ports de l’Algérie, l’exportation des tabacs fabriqués, qui ne peut désormais être effectuée que sur des bâtiments de 500 tonneaux de jauge brute au moins.
Les résultats de cette mesure de salubrité économique et de bon voisinage ont été très favorables à nos usines de fabrication qui ont travaillé à plein pour répondre aux importantes commandes qui étaient naguère livrées à l'Espagne, par les fabricants de Hambourg. Toutefois, cette activité s’est affaiblie en 1924, et plus encore en 1925 par suite du ralentissement des achats de la Régie espagnole. Celle-ci ne semble pas avoir tenu toutes les promesses qu’elle avait faites. Elle
se trouve, il est vrai, aux prises avec des difficultés d'ordre divers : élévation des prix de revient, accumulation des stocks, orientation nouvelle du goût des consommateurs imposant une expectative prudente, mouvement d’opinion des ouvriers des manufactures ibériques, toutes causes qui peuvent disparaître ou se modifier. La situation peut toutefois se prolonger longtemps. Elle ne laisse pas de préoccuper les industriels intéressés qui professent volontiers que l’Algérie a fait un marché de dupe.
En ce qui concerne les houilles des entrépôts importants existent dans les principaux ports de la Colonie où les navires faisant route vers le bassin oriental de la Méditerranée et l’Extrême-Orient, trouvent un approvisionnement facile. Alger est, à cet égard, dans une situation géographique privilégiée. Les travaux qui se poursuivent dans son port lui ouvrent de belles perspectives d’avenir ; il feront de la capitale algérienne une des escales les plus fréquentées du monde.
Le tableau ci-dessous mdique d’une part les quantités de houilles importées dans les entrepôts d’Algérie et d’autre part les quantités livrées à l’approvisionnement des navires :
Quantités en tonnes métriques
ANNÉE S Livrées Importées à l’approvionnement
des navires !
TA RU RNA PARA AE 564.849 358.190 1 NT ANS QU EL 701.068 310.489 Er" OMS RAT QUE un 1.134.439 741.988 TODB LS REQU NrS 1.531.895 1.052.292 AE RAS SE NNPIAEE 1.028.277 700.345 2020 0) RERO 769.001 379.909 A ENS AU SN 1.562.238 963.369 10250 LUS AAA eu 1.521.857 960,544
Ces données mettent en lumière l’activité de l’Algérie dans le domaine du commerce maritime, polarisé autrefois à Gibraltar et à Malte.
La situation des combustibles minéraux liquides dans la Colonie se présente favorablement. Des entrepôts de pétrole, d’essence, de mazout existent à Alger, Oran, Arzew, Mers-el-Kebir et Bône. Ils ont reçu, en 1925, près de 60.000 tonnes de carburants. Ce chiffre indique l’importance de la contribution que pourrait éventuellement apporter l’Algérie à la mobilisation industrielle du pays.