‹ Le Régime Doumanier et le Commerce Extérieur de l'AlgérieChapitre 55 sur 67 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

$ 1. — L'économie algérienne et le commerce extérieur. — Quel est l’avenir du commerce algérien ?

C’est, évidemment, celui même du développement de la prospérité générale de l’Algérie dont l’activité des échanges extérieurs n’est que le reflet fidèle.

Dans un pays à économie agricole, c’est vers le sol, nourricier et fécond, que se tournent les regards chargés d'espoir. L’exportation des produits du travail de nos colons, voilà la source principale de la richesse publique et la meilleure voie de restauration économique et financière.

Il faut avant tout poursuivre activement la mise en valeur du sol algérien. Trop de surfaces en friche y étendent encore leurs nappes incultes. Une politique de colonisation large et novatrice, dans laquelle le décret du 9 septembre 1924 permet de croire que l’on est entré hardiment, doit livrer ces étendues au bienfaisant labeur de l’homme. Dans les endroits les plus déshérités, il n’est pas une culture appropriée qui ne soit susceptible de donner des résultats appréciables, rémunérateurs de l’activité déployée. Le steppe algérien ne doit plus présenter à l’œil humain d’immenses étendues, où, seules, quelques touffes d’herbe jaunie, quelques buissons sauvages révèlent la présence de la vie végétale.

Un siècle de colonisation atteste la grandeur de l’effort de la France, la puissance et le rayonnement de son génie créateur. Le grand-œuvre n’est pas terminé :

reste à augmenter le peuplement européen, le peuplement français surtout, à favoriser l'immigration, à fixer sur le sol africain les colons dont la volonté opiniâtre saura triompher, si on lui assure une aide morale et une aide matérielle également indispensables, des terres les . plus ingrates qu’elle transformera en champs accueillants et fertiles.

Mais tout effort demande à être utilement dirigé. I est nécessaire d'orienter les agriculteurs vers des productions nouvelles et de modifier la répartition, entre les différents ordres de culture, des superficies plantées.

En prenant comme terme de comparaison la superficie occupée en Algérie par les cultures principales pendant la période agricole 1922-1923, les cultures se classent ainsi par ordre d’importance : :

Céréales Nes QUES APN SES RSR 2.696.908 ha Cultures fourragères et près naturels... 1.075.148 » ÉTEND 2e LA 180.414 »

Pommes de terre, légumes secs et ra-

cines alimentaires ...............7 83.886 »

Pahaos is, L'ile nt TA SES RE ue 20.749 »

Agrumes (orangers, mandariniers)..... 8.498 »

Ces chiffres ne sont pas d’ailleurs les plus considérables qui aient été enregistrés, puisque en 1911-1912, les céréales couvraient une superficie de 3.079.131 hectares et qu’en 1901-1902 elles s’étendaient déjà sur plus de 8 millions d’hectares. Il n’a donc pas été accompli de progrès sensibles sous le rapport de l’extension des cultures de céréales, et tous les esprits soucieux de donner à l’économie algérienne une structure équilibrée et solide le regretteront.

Nous avons en effet indiqué, au chapitre des relations de la France avec l’Algérie, en montrant les avan- . tages de l’Union Douanière que la culture des céréales,

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