o4.000 dcfsiatiiics engagées à la Banijue de la noblesse
Les autres 24 millions sont engagés aux banques d'actionnaires et aux banques de province.
Cette dette énorme n'a pas été contractée par la noblesse uniquement dans les 37 années qui nous séparent de l'acte émancipateur. Déjà en 1801,39 1/2 0/0 de tous le manoirs privés étaient engagés dans les institutions de crédit fondées par l'Etat, les seules qui fussent connues à cette époque. Il est impossible de dire quelle avait été l'étendue des biens servant à la garantie de cette dette, car on engageait non tel ou tel nombre de dessiatines, mais tel ou tel nombre d'âmes, c'est-à-dire de serfs portés sur les listes de recensement. Le chiffre total des «erfs figurant dans ces listes n'était, comme je l'ai dit plus haut, (|ue de 10.696.139, et le nombre des « Ames engagées » s'élevait à 7.107.174. Nous avons. par conséquent, le droit de dire que les deux tiers de la propriété nobiliaire étaient surchargés d'hypothèques au moment où se fîtlabolition de la mainmorte (1).
L'Etat avait prêté à la noblesse 315.804.000 de roubles. Il rentra dans ses fonds de la façon suivante. Eu 1861, le gouvernement s'était engagé, comme nous l'avons vu, à avancer aux serfs la somme nécessaire au rachat des droits réels. La IJanque d'Etat émità cette occasion une rente de 5 0/0 etfit ses payements aux seigneurs en cette nouvelle valeur. Le 1'"' janvier 1894 la somme