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l’idée essentielle, qui se dégage de cette Convention, est que les majorations de tarifs ont pour but d’assurer l’équilibre de l’ensemble des réseaux. C'est-à-dire Île taux d'augmentation de recettes doit être égal au taux constaté de l’augmentation de l’ensemble des dépenses et charges des réseaux. Mais, tous les réseaux n’ont pas le même rendement. D'où, pour les uns, le taux réel d'augmentation des dépenses et charges sera inférieur au taux de l’ensemble (qui est le taux de majoration des recettes), ces réseaux auront un excédent ; pour les autres, il sera supérieur au taux de l’ensemble, d’où déficit. Le réseau de l'Etat, étant, pour les causes exposées ci-dessus, moins favorisé, rentre dans la deuxièce catégorie. Il ne peut donc être que déficitaire.
En somme, après l’examen de ces diverses considérations, on est amené à faire la constatation suivante : c’est que les causes. du déficit du réseau de l’Etat sont indépendantes de sa gestion.
‘Comment remédier à cela ? Par la recherche d’une exploitation aussi industrielle, rationnelle et ordonnée que possible, afin de réaliser le maximum d'économies : économie de matériel en augmentant la charge moyenne des trains ; réduction de l’effectif du personnel dans la mesure compatible avec la sécurité du trafic, suppression de toutes dépenses inutiles.
C’est en ce sens que s’est orientée la gestion du réseau et les résultats des prochains exercices se traduiront certainement par une diminution importante du déficit.
Un autre remède consiste dans l’organisation de services automobiles coordonnés avec les services ferroviaires. La fondation de la Société auxiliaire des « Transports automobiles de l'Ouest et du Sud-Ouest », filiale du réseau, répond à ce but.
Ainsi, le réseau des Chemins de fer de l’Etat occupe une situation nettement défavorable vis-à-vis des réseaux concédés. Le jeu de la Convention de 1921 ne lui permet pas de devenir excédentaire. Mais on peut espérer que les efforts constants faits par son administration dans Île sens d’une exploitation rationnelle et économique permettront d'améliorer son rendement et d'obtenir des résultats comparables à ceux de certains des réseaux concédés.
Vu : Le Président de la Thèse, William Ouai.
Vu : Le Doyen, : H. BERTHÉLEMY. :
Vu et Permis d’Imprimer :
Le Recteur de l’Académie de Paris, S. CHARLÉTY,