‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 139 sur 579 · Cf. lettres de chacun d'eux au Dépôt, 25 février · texte numérisé non relu

Cf. lettres de chacun d'eux au Dépôt, 25 février

25 FÉVRIER i798 131

midi, s'est transportée du Panthéon au Capitole^ Et les généraux qui se présentent à la porte du Peuple pour attendre leurs hommes hors de la ville s'aperçoivent que cette déclaration n'est pas une phrase vaine : le poste refuse de leur livrer passage ; ils en sont réduits à se faire ouvrir la porte par leurs aides de camp !

Tandis qu'ils cheminent ainsi, tristement, vers le camp de Ponte Molle, laissant l'assemblée du Gapitole victorieuse poursuivre ses recherches, compulser les registres et interroger les habitants, la révolte gronde dans Rome, et le Trastevere s'agite. Déjà, dans la journée du 16 février, on y préparait un mouvement populaire, et Berthier déclarait, par une proclamation en date de ce jour-, qu'il en rendait personnellement responsables les prêtres du quartier. Les agitateurs dédaignaient ses conseils et méprisaient ses menaces : le 21 février, on signale une petite émeute, au cours de laquelle l'arbre de la liberté est jeté dans le Tibre, non loin de la synagogue juive -^ Les Trasteverins, les Regolanti, les Montigiani détestent dans les Français non seulementles ennemis du Pape, mais aussi les amis des Juifs, les protecteurs de ce Ghetto abhorré. Ils ne peuvent supporter qu'on leur ait permis de déposer le sciamanno'^, marque de leur déchéance ; et voici que l'on assure, dans la soirée du 24, que l'on cessera de les enfermer pendant la nuit^. Pour le coup, c'en est trop: le 25 au matin, on s'attend à une révolte dans la soirée : un billet de Masséna en date de ce jour avise les consuls de la situation et leur ordonne de surveiller

1. Vial à Berthier, 8 venWse, deux heures du matin (Gros Bois, 1798, G. 9).

2. Vial ;ï Berthier, général en chef : proclamalion, 28 pluviôse {CoUezione Nap. Lumbroso, 1798).

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