‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 142 sur 579 · Galimberti, 17 juin. Sala, I · texte numérisé non relu

Galimberti, 17 juin. Sala, I

'A. Les officiers dé|)utés de l'armée, assemblés au Gapitole à la municipalité de Rome, 8 ventôse, deux heures du matin. « Le général en chef Berthier ayant « repris le commandement de l'aimée et le général Masséna s'étant retiré, nous €. vous prévenons que c'est à lui à qui vous devrez correspondre dorénavant « cfimme par le i)assé pour tout ce oui a trait au service de l'armée. Nous « vous invitons, citoyens, d'ordonner la plus active surveillance pour que la « plus i>arfaite tranquillité se rétablisse dans la ville de Rome. » Signé: Desvernois, .sous-lieutenant; Maussant, sous-lieutenant ; Rosi, capitaine; (iiral, quart.maitre, et deux autres noms {Archivio, 39).

13i BERTHIER PACIFIE ROME

elle a commandé les vivres pour la journée du lendemain; enfin elle a envoyé trois officiers au général Vial pour l'instruire de ses décisions et l'informer de sa dissolution^ Il est deux heures du malin.

Et Rome s'éveille le lendemain (lundi, 26 février, 8 ventôse) au milieu de la terreur que lui inspire la crainte d'une vengeance française. Tandis qu'une proclamation des consuls^ invite la population à la paix, un édit du ministre de la Justice Pierelli^ proclame que tous les conspirateurs seronl punis de mort comme coupables de lèse nation; les quarante prisonniers que l'on a faits pendant la nuit sont transférés au château Saint- Ange, où s'assemble pour les juger une commission militaire^; on arrête Marchctti, Spinelli, Maccarani, Bonaccorsi, et Vial occupe le Trastevere. Gomme, pendant la nuit, les Français ont épargné Rome, en refusant de faire jouer les canons du château Saint- Ange, ils se contentent encore de faire fusiller le lendemain, sur la place du Peuple, dix-neuf insurgés pris les armes à la main : ils en ont perdu près de deux cents durantlanuit. C'est, du moins, le chifire des manquants à la grande revue passée par Berthier, à dix heures, pour se rendre compte de ses pertes et montrer au peuple l'armée pacifiée et victorieuse.

Il s'occupe en môme temps de ramener le calme dans les esprits. Il fait faire par le Cardinal-Vicaire une lettre aux Romains, qui les exhorte à la soumission et à la paix. Il travaille aussi à assurer l'approvisionnement de la ville : ce n'est pas en des circonstances aussi délicates qu'il faut rendre la vie difficile aux pauvres gens. Ce même jour il écrit à Jacob, notre chargé d'affaires à Florence, d'expédier à Rome tous

1. Vial à Berthier, 8 ventôse, deux heures du matin (Gros Bois, 1798. C. 'J). Noter que, le 25 février, la garde nationale romaine voulait former une assemblée pareille à celle des officiers de l'armée (Brémond à Masséna, 7 ventôse. Dépôt, 25 février) ; Sala dit (I, 62) : « Se le civici gli prestavana ajuto, la tragedia sarebbe stata molto più séria. »

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