‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 143 sur 579 · CoUezione, I · texte numérisé non relu

CoUezione, I

les grains disponibles en Toscane^ ; et il prend soin, pour faciliter sa tâche, d'écrire à Manfredini"^, le ministre du grand-duc, et de l'assurer de l'amitié fran- (^aise. Il ne songe pas seulement à prévenir la révolte ; il s'occupe encore d'organiser la répression au cas oii elle deviendrait nécessaire. Masséna a disparu; Berthier, que ses ordres appellent dans le Nord, ne peut davantage demeurer à Rome : il confie provisoirement le commandement en chef au général Dallemagne, qui a la confiance des troupes, comme de Masséna, et qui, du reste, leur promet justice''; elles seront formées en deux divisions, aux ordres de Cervoni et de Rey; la cavalerie aura à sa tête Kellermann et Murât ; et Vial gardera le commandement de la place de Rome,

Berthier était occupé à prendre ses mesures, lorsque survint son frère Léopold, chef d'état-major de Masséna : Masséna n'était pas parti la veille pour Ancône, comme il l'en avait avisé; — il n'avait nullement renoncé au commandement de son armée: — il transportait son quartier général à Ancône, oii il venait cette fois de partir et oii il appelait Villemanzy; — il ordonnait au général Dallemagne de prendre sur-le-champ le commandement de toutes les troupes qui se trouvaient à Rome et d'y maintenir la tranquillité^ (26 février, onze heures matin).

La situation de Rerthier devenait extrêmement délicate ; aussi se hàta-t-il de prendre les diverses dispositions que l'on vient de rappeler dans l'intérêt de la défense, afin de partir aussitôt. Il avait eu déjà le courage d'accepter le commandement d'une armée en

1. Lettre des commissaires à Berthier. (îros Bois, 1798, C. 14.

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