‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 170 sur 579 · De la Garde nationale. Fontanet · texte numérisé non relu

De la Garde nationale. Fontanet

Ib8 FÉVRIER 1798

commissaires s'y montrent plus audacieux qu'ailleurs soit que certaines circonstances leur concilient le gros' des habitants.

A Saint-Oreste, le peuple s'est soulevé à l'approche « de nos troupes; et « s'étant délivré des chaînes de « la souveraineté despotique... avec le sentiment (( d'une véritable révolution, il (a déclaré) vouloir « toujours reconnaître pour sa libératrice l'invin- (( cible nation française et, au prix de son sang, se u maintenir immuablement libre. » Et il a nommé une municipalité de cinq membres, il a délégué à Berthier Antimo Liberati, afin « d'implorer contre les perce turbateurs de la tranquillité publique sa puissante « protection et amitié^ ».

Le 13 février, Rocca di Papa s'insurge hardiment et implore son annexion à la République française 2; et elle invite les habitants de Marino à assister en foule à l'érection d'un arbre de la liberté. « Le peuple de (' Marino ayant brisé les chaînes de servitude qui l'en- « chaînaient et ayant recouvré son droit de nature et de « liberté, grâce à la protection de l'armée française », et « le peuple de Rocca di Papa, qui s'est rendu libre « au nom de la République française, grâce à rassisce tance du citoyen Bartolomeo Bona qui s'est rendu « ici à cet eftet », nomment tous deux des municipalités provisoires afin de veiller au bon ordre et à la sécurité publique. Mais ils ne s'en tiennent pas là : ils s'arment tous deux et se portent sur Castel Gandolfo, dont la population leur est odieuse-^. Ce sont ici, on le devine sans peine, des haines de clocher qui hâtent la « démocratisation » : dans les prisons d'Albano, on tient enfermé, — sans qu'on puisse dire pourquoi, — un habitant de Marino : or Albano appartient aux Papes, depuis que les Savelli l'ont perdue; Albano s'appuie sur Cas-

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