‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 177 sur 579 · Leopardi · texte numérisé non relu

Leopardi

trée, après l'invasion française, avant la fédération romaine.

Luigi Sertori expose à Berthieri, au nom de la municipalité dont il est le chef, que la commune est taxée par son ordre de 125.000 livres tournois: par un effort énergique, elle a payé 3.000 écus romains, soit 16.250 livres; son territoire n'a que 2 milles de superficie; la population, qui est do 9.000 âmes, « est plutôt « misérable, parce qu'elle n'est pas occupée à autre u chose pour assurei' sa subsistance qu'à loger les « étrangers, vendre des couronnes et quelques den- (( rées de merciaria »; nos charges, continue-t-il, sont telles que la ville a dû s'endetter de 10.638 écus romains et que le (k^ficit annuel est de 900 écus; les domaines de la Casa Santa rapportent annuellement 40.879; mais les routes, les fours, les farines données aux pauvres coûtent 45.680, ainsi que l'ont certifié les agents de Haller; ces domaines ont été séquestrés, du reste, pour le compte de la République romaine : la municipalité n'en a retenu que l'administration; il faut la dispenser de ce qu'elle doit encore : « Vos inten- « lions, général... sont d'aider et de soulager ceux qui « sont opprimés ', »

La situation politique est sensiblement différente, on le conçoit, dans les Marches du sud, qui forment les départements du Musone et du Tronto; au contraire des pays du Métaure, ils se sont trouvés en dehors de la route suivie par les Français; on en est encore à les occuper comme les plaines de la Campagne. Mais ils

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