‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 225 sur 579 · Nota, 1 germile {Arçhivio · texte numérisé non relu

Nota, 1 germile {Arçhivio

LE PAYS d'aNCÔNE 215

que 3 0/0; « les propriétaires, sous le gouvernement « précédent, ont remis à Rome les joyaux et les argen- « teries qu'ils avaient » ; ils ne peuvent payer maintenant. Mais la réponse qu'elle reçoit est plus exacte qu'encourageante : la crise malheureuse des circons- « tances qui pèsent sur votre commune se voit à peu « près également dans tous les états de la République^ ». Et cependant la tranquillité n'est pas compromise; et il continue d'en être ainsi, bien que la proclamation du 16 mai, qui annonce l'ouverture de la foire-, proscrive le commerce des marchandisees anglaises, portugaises et russes^ et que le décret du 28 mai annule la délibération du 8 ventôse, par laquelle la municipalité a aboli les droits d'entrée '*. Dieu sait pourtant si ce pauvre pays est pressuré, comme celui de Fano et de Pergola'', d'Urbin et de Recanati'' : Monaldo Leopardi, le père du poète, raconte que, si les impôts ordinaires étaient modérés, lescontributions extraordinaires étaient écrasantes : il paya, durant le temps du régime jacobin, 1.000 écus en cédules, 100 en assignats, 260 en monnaie de bas aloi, 600 en monnaie «courte », 1.100 à titre de plus fort hnposé, 1.000 le jour du sac de Recanati... Ce n'est pas tout : il dut fournir un carrosse, quatre chevaux, 100 pièces de bois, 200 mesures d'huile, de notables quantités de grains, foin, paille, sacs, souliers, chemises, capotes, couvertures : les dix-sept mois de la république romaine lui coûtèrent 6.000 livres^ (en argent).

11 en est tout autrement dans la vallée du Tronto. Quoique l'administration centrale ait été installée le même jour que celle du Métaure, l'exploitation fiscale est beaucoup moins précise et rigoureuse et paisible.

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