‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 226 sur 579 · Autubiografiu · texte numérisé non relu

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216 AVRIL-MAI i798

Les difficultés auxquelles se heurte Valaperta sont celles-là mômes que rencontre Lantelme : seulement, ce n'est pas, comme à Fossombrone, la municipalité qui se met en travers des exigences françaises ^ : c'est le commissaire du gouvernement central. Maggiotti se plaint à Bafalini ~ que les municipalités puisent aux caisses nationales sur les ordres et au profit des Français : celle de Fermo a recueilli 15.000 écus environ, elle n'en a plus que 12.000 en caisse : '( Avertissez-les, demande-t-il, que ce que recueillent les trésoriers revient à la République romaine, que c'est à elle qu'on doit rendre compte de toutes les recettes enregistrées depuis laformationde notre Républiquejusqu'ànouvel ordre ». 11 est probable que Lantelme se heurte à de mauvais vouloirs efficacement soutenus, la centrale de Fermo ayant déclaré que toutesles impositions continueront d'être recouvrées par les mêmes agents qui en avaient la charge sous le gouvernement papal •^. Un conflit se produit entre Silvestri, préfet consulaire près la municipalité de Fermo et Domenico Giri, commissaire central : ils se disputent le soin d'organiser la contribution foncière'^ et les domaines nationaux formés des anciens domaines des jésuites"'. Les habitants sentent flotter, incertaine, l'action de l'Etat : ils essayent de se soulever.

Si Ascoli reste immobile, bien qu'il déteste les Français, les pays qui l'entourent se révoltent, lors de la réquisition des argenteries d'églises : Ancarano, Castorano, Appignano, Maltignano, Monte San Paolo, Offida, quelques bourgs du canton d'Amandola s'insurgent dès les premiers jours d'avril''. Le 7 de ce mois, un détachement part de Fermo, mais il est obligé d'y rentrer le 8; on doit faire partir d'Ascoli une colonne

1. Crivellucci, 136. La Centrale du Tronto a été proclamée le 14 avril, celle du Musone, le 3 {Collezione, L 315-267).

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