CoUezione, II, 275-276. Saint-Cyr, I
Rome, et une crise aiguë a éclaté enfin. En nommant l'état-major etles officiers de la garde nationale, Saint- Gyr a eu égard à la situation des grandes familles et revêtu de grades importants et de fonctions délicates des personnes qui ne sont pas précisément dévouées à la République, ni agréables aux consuls. Par mesure de transaction, et pour ne pas amener un éclat, il a consenti, le 18 juin, à faire de nouvelles nominations * : mais voici que ces nominations nouvelles n'ont pas davantage agréé aux commissaires ~ ! Et une autre affaire survient, qui exaspère les deux partis!
Le 26 juin, Guerrieri et Jacouccise sont rendus chez le prince Doria à neuf heures du soir et l'ont obligé à leur remettre un célèbre ostensoir orné de magnifiques pierreries dont on se servait à Sainte-Agnès pour l'exposition des Quarante Heures-^. Le prince s'est plaint à Saint-Gyr : il semble qu'on s'acharne sur lui; il a payé comme les autres tous les emprunts et impôts qu'on a exigés; il demande ce précieux joyau de famille : Haller lui-même le lui a laissé. Au bal du 30 juin, Saint-Gyr se fait répéter la même histoire par la princesse de Santa Groce, et il entend dire autour de lui que, sans la descente de Jaccouci du 26, les deux femmes de consuls qui paradent à ce bal n'étaleraient pas, sans doute, d'aussi somptueux diamants. Le 2 juillet, il écrit au Gonsulat pour transmettre les plaintes du prince; on lui répond le même jour que « l'osten- « soir étant, par sa nature même, destiné au service du « culte public, le Gonsulat a dû le regarder comme « une propriété nationale... » ; que la maison Doria est fort opulente; que, « sous le rapport de l'origine (( de ses richesses, qui sont provenues des dilapidations « et de la munificence des Papes, elle est obligée d'une « manière particulière à venir au secours du trésor