‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 239 sur 579 · Salnt-Cvr, I · texte numérisé non relu

Salnt-Cvr, I

3. Saint-Gyr. I, 87 sq. 8ala, I, 282, II, 7. Galimberti, 26 juin. Brune au Directoire CDép6t, 14 juillet).

4. Ce ne fut que le 2G ou le 27 juillet qu'on apprit à Rome la destitution de Saint-Gyr et de Marchand (Sala, II, 51).

ment avec Bufalini : l'un et l'autre voulaient surveiller et diriger les ventes des biens nationaux'. Le 15 juin^ c'était pour une affaire plus grave qu'il rompait cette fois avec le ministre de la Justice Pierelli : celui-ci avait permis à M*'"" Mercanti, sortant du château Saint- Ange, de reprendre sa charge de substitut de la secrétairie du Mémorial; mais Torriglioni protesta; il prétendit que lui seul pouvait donner une autorisation de ce genre. Comme Mercanti était appuyé par Visconti et Brémond, il ne put l'emporter cette fois'-; mais il travailla en silence, il excita les patriotes, il accusa Pierelli de ne pas agir avec assez de vigueur et de décision contre les ecclésiastiques : sous la pression de l'opinion jacobine, le consulat renvoyait celui-ci le 5 juillet 3. Ce n'était pas le dernier incident que devait soulever l'intraitable ministre de l'Intcrieur : le 24 avril, à la suite d'une vive discussion provoquée par Pericoli, maestro di casa de l'hôpital Saint-Esprit, qui refusa de montrer ses comptes de pharmacie, Torriglioni se fâcha tout rouge, invoquant la loi qu'il disait violée. Les femmes s'en mêlèrent sous prétexte d'apaiser l'incident, elles envenimèrent les rancunes; finalement, Torriglioni voulut se retirer, et il fallut les très vives instances de Florent et de Bassal pour le décider à rester.

Comme Torriglioni au ministère, Angelucci au consulat était le grand artisan de discorde. Ambitieux, avide, il avait d'abord cherché le pouvoir en s'appuyant sur les Jacobins; il travaillait maintenant à en tirer parti en s'alliant aux financiers. Les patriotes qui l'accueillaient jadis au palais Altemps par des ovations enthousiastes y brûlaient solennellement une de ses lettres, le 8juin^ : un mois après, presque jour pour jour, ils profitaient de la nuit pour briser les glaces de son carrosse, mettre

t. Galimberti, 2 juin.

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