‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 24 sur 579 · LA « THÉOLOGIE MODEKNE » ET LA « PHILOSOPHIE · texte numérisé non relu

LA « THÉOLOGIE MODEKNE » ET LA « PHILOSOPHIE

bien entendu que l'auteur assure (p. 9) « ne rien dire « contre l'Eglise, parce que l'Eglise et le Pape sont des « choses différentes'». Gomme les écrits antiromains, des pamphlets pontificaux témoignent que la polémique épiscopalienne, raniuiée par Hontheim, est toujours vivante en 1798. Un discours adressé par l'abbé Giuseppe Reccoà Pie VI, pour le 20" anniversaire de son couronnement, y fait une allusion transparente"-. Une curieuse brochure, parue en 1798 (à Giustinopoli) et intitulée :ia Ligue de la théologie moderne avec la philosophie... dénonce le plan de ces théologiens qui veulent détruire la hiérarchie catholique sans s'apercevoir qu'ils font le jeu des philosophes (p. 29); le 11 septembre 1799, le cardinal Laurenzana se plaint de même que l'on veuille enlever au Pape son autorité de chef de l'Eglise-^ Enhn, en 1800, dans un opuscule intitulé : ï)e V Argent étranger qui vient à Rome... *, Giovanni Marchetti démontre qu'il est juste que les autres églises contribuent aux recettes du Pape ; il rappelle que les églises riches doivent secourir les églises pauvres et montre qu'il faut une Eglise mère pour répartir tout l'argent chrétien. A la veille même du Concordat, manifestation solennelle de la puissance pontificale, on voit donc couiment son autorité est toujours combattue.

Parallèlement à cette polémique anti papale si violente dans les livres, une politique antipapale s'est développée dans les faits ; les actes ont répondu aux paroles. On a travaillé à désarmer le Pape, — en supprimant les jésuites, — afin de ruiner plus aisément son pouvoir, — en suscitant des schismes nationaux.

La part que les jésuites avaient prise à la Réforme catholique leur assurait la haine de tous les pays de race

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