‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 241 sur 579 · Sala, II, H · texte numérisé non relu

Sala, II, H

2. Cf. la lettre capitale de Visconti à Florent, ,3 vendémiaire VII (Sala, III, 309). Le It) mars, Torlonia offrait un diner aux officiers français ; le 18 juin, Périllier et Saint-Gyr dînaient ensemble à Frascati.

tandis que les amis d'Acquaroni et de Torlonia travaillaient à relever le cours du papier-monnaie, ceux-ci cherchaient-ils à lui ôter toute valeur et à en débarrasser la République. C'était à la banque de Monte Gilorio,on l'a vu, que se tenait le marché des cédules : c'était le champ d'opération des spéculateurs; comme des patrouilles avaient quelquefois l'audace de troubler leur petit commerce, Butîalini fut chargé d'y mettre ordre. Le 18 juin, une proclamation signée de lui annonçait les intentions du consulat: «Les libres contrats d'achat et de vente, de troc, d'échange et autres semblables qui, parla volonté du public et à son avantage, se font sur la place de Monte Gitorioetaux alentours, ne doivent pas être troublés ni empêchés. Les patrouilles qui y font des rondes n'y sont pas envoyées à autre lin que celle de veiller aux désaccords et conserver le bon ordre. De tout ceci, on prévient le public pour la tranquillité commune '. » Mais, tandis qu'il « tranquillise » ainsi le marché, voici que Visconti et les commissaires travaillent à le troubler pour jamais : le 30 juin, ils portent une loi qui ôte aux cédules leur valeur fixe : elles ne seront plus reçues en payement des biens nationaux estimés désormais en monnaie fine que pour la valeur qu elles auront dans la circulation au moment du payement-.

Les agioteurs sont directement menacés : s'ils ne peuvent plus écouler leurs cédules au taux nominal, même dans des achats de fonds de terre, l'etfondrement va se précipiter; dans quelques jours, ils n'auront plus que du papier entre les mains. Bufalini, d'accord avec Torlonia, travaille fiévreusement à parer le coup: mais, le 4 juillet, au moment où il va publier la loi qui raffermira les cours, voici qu'il apprend que les commissaires ne s'en tiennent pas aux mesures prises le 30 juin^ et qu'ils veulent aller jusqu'au bout. Bufalini négocie avec

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