‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 247 sur 579 · Galimberti, 16 août · texte numérisé non relu

Galimberti, 16 août

dompter les révoltes. La chronique scandaleuse du mois de juillet n'avait pas trouvé de plus friante aventure que celle qui était survenue le 7 au soir. On donnait, ce soir-là, deux festinacci., l'un au palais Cesarini et l'autre au palais Borghèse. Une bande de jeunes gens, en travesti, veut y pénétrer; la sentinelle de garde refuse, prétextant sa consigne; à la fin, la bande joyeuse s'impatiente; elle veut forcer la porte. La sentinelle fait feu ; une patrouille accourt ; on emmène au poste tout le monde ; on oblige tout le monde, hélas ! à baisser les masques et à déposer les dominos. Cesarini était en bonne fortune avec une femme de chambre de la duchesse, et la duchesse, — admirable justice des choses, — la duchesse se consolait avec Matera des infidélités de son époux. Une affaire plus scandaleuse avait soulevé l'opinion au mois d'aoïit : Cohen de Ferrare avait décidé le médecin Albitez à lui donner sa fille en mariage, moyennant 3.000 écus sonnants ; il était entendu que, s'il venait à la répudier un jour, pareille somme serait comptée au père ; les deux parties contractantes avaient négligé l'hypothèse où la jeune fille intéressée se soustrairait par la fuite à celte vente ignoble : ce qu'elle fit. Albitez et Cohen parvinrent à la reprendre ; elle se sauva deux fois encore, et deux fois encore elle fut saisie et réintégrée de force au domicile de son acheteur'. — Les lois étaient muettes; les autorités républicaines ignoraient l'affaire.

La vie de plaisirs et de fêtes, si brillante en mars et en avril, s'est calmée maintenant, et, comme elle, la vie jacobine avec ses pompes et ses joies. Le club constitutionnel, on l'a vu, a été fermé par Saint-Cyr, deux semaines après s'être rouvert-, et il n'a pu reparaître ^ Les théâtres n'attirent plus grand'foule : c'est tout au plus si la Prise de Faënza retrouve, le 4 juin, le môme

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