Tei^ziani al Min. fin., 9 pratile {Archivio
4. Archivio. 189. Bufalini aux Commissaires, 15 juin {Arcliivio, 38).
LA C03IPAGME DES 31UN1T101N> AIKES 255
« Une Compagnie composée des premières maisons de « banque de cette ville se charge de lui fournir pour « un an tout ce qui concerne la consommation de ses « troupesde terre et de sa petite marine, commeaussi les (( subsistances, fourrages, habillements et approvision- « nements de l'armée française, à la condition d'être « payée en fonds de terre dont l'estimation se fera sui- <( vant une base déterminée par le marché à dix fois « le revenu de 1793. » La Compagnie Terziani renonce^ en effet, à son privilège'; elle est remplacée par une autre Compagnie, dite des Mwiizionnieri generali formée par Antonio de Gerando, de Naples ; Antonio Thierry, de Paris; Payen Dallonville, de Paris ; Charles Popp, de Paris; Cini, de Livourne; Périllier et Pietro Cavagnari, de Plaisance, qui s'est intéressé à l'aifaire, sur les instances de don Giovanni Torlania et qui consentit même, de l'aveu de son souverain le duc de Parme % à devenir administrateur général de la Compagnie.
La loi 345, promulguée le 21 juin-^ mettait à la disposition du consulat une massede biens nationaux d'une valeur de 6.500.000 écus afin de payer la Compagnie l'année qu'elle s'engageait. Le traité était daté du 14 termifero VI, 1" août; on négociait l'affaire depuis le mois de juin''. Ce n'était que l'extension du système suivi pour payer la Compagnie Sicubert et Valadier, chargée de transporter en France'' les objets d'art enlevés dans la conquête italienne : on la payait en biens nationaux, en échange desquels elle rendait les ordonnances des payements dont elle était détenteur". Comme il fallait s'y attendre, la Compagnie se fit adju-
1. J'ai trouvé deux lettres de Brémond à Bufalini (15 termifero) et de Gastelii au même (17 termifero, Arckivio, 30), montrant que * Terziani reçut alors 30.000 écus pour i)aver Farfa et d'autres biens nationaux qu'il avait aclietés.
2. Lettre du duc àe Parme (1798, 10 juillet). La Rév. Lepeaux, III, 304.