‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 264 sur 579 · Corr., III · texte numérisé non relu

Corr., III

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ger des terres à des prix inférieurs à leur valeur' : Bufalini prolesta en vain; Périllier était d'accord avec Gastelli-. Scliérer fit des difficultés pour admettre ce traité; il prétextait que Périllier était « Juif et très <( Juif », qu'il avait obtenu des conditions trop favorables; il prétendait que l'entretien des troupes devait coûter non pas 20 millions, mais 5.100,000 livres^ ; la vérité, c'est qu'il patronait, à la place des Munizionnieri, une autre Compagnie, la Compagnie Bodin'*, qui avait traité avec lui pour l'Italie tout entière et à qui les commissaires refusaient de remettre le service des troupes stationnées dans l'Etat^. Malgré sa mauvaise volonté, les commissaires l'emportèrent : Schérer oubliait que la République romaine devait à la France | 5.000.000 de piastres et l'entretien des troupes, soit 5.000.000 ; ces deux engagements étaient distincts. Il oubliait en outre que, depuis 1793, les terres avaient perdu beaucoup de leur valeur et que le crédit des maisons de banque avec lesquelles on traitait valait qu'on fît des sacrifices". Bref, les commissaires l'emportèrent, à Paris, en môme temps qu'à Rome; ils accroissaient encore le trésor où ils comptaient puiser pour se tirer d'affaire : le 14 juillet, paraissait une loi qui confisquait 187 couvents au profit de la nation^. Avec une provision de biens nationaux si largement alimentée, avec la Compagnie des Munitionnaires déjà organisée pour s'en porter acquéreur suivant les besoins du moment, la situation de l'Etat n'était-elle pas assurée à l'avenir?

\. Le quart de la valeur des biens était payé en numéraire on en traites acceptées. Cf. Sciout, IV, 47.

2. « Rapporte sulle cessioni de béni nazionali al G» Périllier, agente in capo délie contribuzioni e fînanze d'Italia, 8 messifero, VI, Archivin, 24. »Cf. aussi un autre rapport du 6 termifero (24 juillet) : » Castelli non si da verun carico di consultare il ministro délie finanze prima di venire alla stipolazione delli lanti istromenti di cessione di béni nazionali, 25. » Cf. aussi décret du 21 termifero '■ {Archivio, 30).

3. Ce traité était accompagné d'un autre passé entre Brémond et Hardy, venu en Italie» pour faire fortune » : il était relatif aux fournitures (Commissaires au Directoire, 13 messifero, VI, dépôt).

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