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Une note annexée à cette même pièce porte qu( 23 florile la Centrale a été autorisée à n'exiger que 50.000 écus^;on s'explique mal. dans ces conditions, qu'un mois après la Centrale demande de ne payer que 50.000 écus,non 250.000. Quoi qu'il en soit, cet emprunt a atteint ici beaucoup plus de petits paysans qu'ailleurs, parce qu'on y compte très peu de familles riches. On a ordonné beaucoup d'emprunts de 40, 30, même 20 écus. Les paysans ont réclamé avec violence : « La majeure partie des citoyens, écrit le 28 pra- « tile, au ministère des Finances, le président de la « Centrale Panici^, s'est persuadée que les proprié- « taires seuls doivent être obligés à l'emprunt forcé et « que doivent en être exemptés tous ceux qui vivent « de leur travail [favoriti daW industrio]. » Et Panici ajoute : « Le plus souvent les réclamations reposent « non sur l'impossibilité, mais sur un esprit d'égoïsme « qui règne beaucoup dans notre département. » Et, ajoute-t-il dans une lettre du 16 messifero : « Pour « supprimer un pareil obstacle, il faudrait la force « armée... puisqu'il s'agit de réduire à leurs devoirs « des gens indomptés et scélérats : far stare a dovere « genti indomite e facinorose. »
Ce que Panici appelle l'esprit d'égoïsme, en bon administrateur qu'il est, c'est aussi le mécontentement politique et la haine religieuse allumée dans les cœurs. La loi qui supprime les confraternités plus pauvres ici qu'ailleurs, moins jalousées par conséquent, réveille les colères sauvages qu'à provoquées, on s'en souvient, le pillage des églises ; les mesures prises contre le clergé ont ici plus de retentissement ; au jugement de ces âmes simples, c'est la religion qui est menacée. Qu'oQ lise, pour s'en convaincre, cette proclamation
1. J'ai trouvé une autre lettre de Panici à Bufalini, datée du 2 metitore, qui
porte ces mots: « Il nostro dipartimentoè inferiore alla tassa ripartitadi
scudi2ô0. » Quelle que soit donc l'origine de la note datée 23 fiorile, elle est inexacte à moins que, exacte, elle n'ait été rapportée.