août. Sala
républicaines se raniment; le 17 août, on plante solennellement deux arbres de la liberté sur la place du Peuple ', l'un grand, l'autre petit, « le père et le fils 2 ». Le 27 août, nouvelle fête ; c'est dans la cour du Collège romain qu'on dresse l'arbre régénérateur ; ce n'est plus le grand prêteur Jaccouci, c'est le maître de grammaire Battistini qui fait le discours de circonstance ; après quoi, on distribue des médailles aux écoliers les plus méritants''. Le 9 septembre, autre cérémonie jacobine : sous l'ombrage de l'arbre de la liberté, au palais Fiano, on célèbre, selon les rites, un mariage démocratique. Ce sont aussi des fêtes jacobines qu'offrent aux patriotes les commissaires en ranimant la persécution languissante. Le 11 août, les prêtres de la Congrégation de Jésus sont arrêtés et conduits au château Saint- Ange '*. Le 14, l'antique église de Saint-Laurent in Damaso est désaffectée ^ le son des cloches incommodant les oreilles du tribun Petrini. Le même jour, on décide que les étudiants qui suivent le cours de théologie ou d'histoire ecclésiastique ne seront plus admis dans les concours au Séminaire romain 6; on tracasse, au sujet de leurs vêtements, les élèves du collège Salviati'; on supprime, le 9 septembre, le Séminaire romain*^. Trois jours avant '^, on déclare, en bloc, tous les prêtres suspects ; on les charge de maintenir la tranquillité publique afin de pouvoir les rendre responsables de tous les désordres : « Dans le cas d'une « insurrection ou d'un attroupement, soit de jour, soit « de nuit, tous les prêtres, soit séculiers, soit réguliers, « qui se trouveront dans la commune, ou dans une « section de la commune, seront tenus de se porter au