ARRESTATION DES CONCUSSIONNAIRES
« centre de l'insurrection ou do l'attroupement, afin de (( le calmer ou de le dissiper (art. 2). Ceux d'entre « eux qui ne pourront prouver s'être rendus au lieu (( de l'insurrection ou de l'attroupement en seront « regardés comme les auteurs ou les complices; à ce « titre, ceux qui ont le soin des âmes seront punis de <( la peine de mort, et ceux qui ne l'auront pas seront « punis de la peine de la déportation ^ » (art. 111).
Ce n'étaient pas les seuls prêtres qui attiraient leur attention ; les concussionnaires dont se plaignait Brune étaient aussi en butte à leurs rigueurs. Le 13 août-, ils faisaient arrêter Barberi, qui avait été l'un des commissaires envoyés à l'Ara Gœli Ce même jour, ils suspendaient de ses fonctions le préfet consulaire Parnassi, qui l'avait fait nommer; le 23, du reste, ils reconnaissaient son innocence et le réintégraient. Ce môme 23 '^ Barberi avait un compagnon d'infortune, Gherubini, qui n'était jadis qu'un gueux, qui se vantait ouvertement d'avoir gagné plus de 10.000 écus à la vente de deux palais apostoliques et qui avait maintenant carrosse à quatre chevaux ; il était arrêté dans la nuit et envoyé à Saint-Ange '^ ; le commissaire Mutarelli ne tardait pas à l'y rejoindre^.
Ces mesures donnaient peur à tous ceux qui ne se sentaient pas en règle. Piranesi intriguait afin d'esquiver la loi, malgré laquelle il cumulait les deux traitements de commissaire de la comptabilité et de ministre en Cisalpine ••. Brémond se sentait menacé, et Soubeiran, qui avait peut-être quelques peccadilles sur la conscience, donnait sa démission de généralissime des troupes romaines". Ces rigueurs individuelles n'étaient que le